Catégorie : KAGKOT

Nouvelles de l’école de KAGKOT en 2018

Nouvelles de Kagkot.

Le plateau de Kagkot avec le nouveau village

 

Depuis 2013, aucun membre de l’Arche de Dolanji ne s’est rendu à Kagkot mais nous recevons régulièrement des nouvelles et des photos de l’école.

Elles sont envoyées par le responsable du village , Monsieur Shenag Gurung qui se rend régulièrement à Katmandou tout au long de l’année et le directeur de l’école, Monsieur Bishnu Kadhikari  pendant les périodes de vacances car Kagkot dispose du réseau téléphonique mais pas d’internet.

Photos de 2016

Photos de l’école et des enfants transmises par le directeur.

En 2017, l’école accueillait 65 enfants dont 13 à l’internat.

Elle accueille les élèves jusqu’au niveau 8 ((équivalent à la quatrième) mais pense ouvrir prochainement les niveaux 9 et 10.
Cette école fonctionne de mi mars ou début avril à fin octobre voir mi novembre si la météo le permet. Elle est fermée en Juin car les enfants du Dolpo partent à la cueillette de yarsa khumbu.
En 2017, l’Arche de Dolanji a financé le salaire du cuisinier de l’internat.

 

En  2018,  56 enfants dont une vingtaine à l’internat.

En 2018, le salaire du cuisinier a aussi été pris en charge par « L’Arche de Dolanji » qui a  aussi financé l’achat de nouvelles couvertures pour l’internat, de nouveaux ustensiles pour la cuisine, des fournitures scolaires et les uniformes des enfants.

  L’arrivée du matériel et des fournitures à l’école!

Les housses des couvertures sont fabriquées par un artisan de Kathmandou

dernières nouvelles

Dear board of directors,
I want to apologise for delay reply. I was at my village to celebrate Tihar great festival of Nepal so I couldn’t read your mails. I came yesterday to Kathmandu now it’s easier for me to read and send mails.
The year 2012 was very fruitful for us because we were able to construct the hostel building for the students of the upper villages of Mukot V.D.C. The construction of hostel building was very important and won’t be done without the support of ‘Ecolier du monde’ and ‘Arche de dolanji’. We are very thankful to both the foundation for all the help and support for the students of Mukot V.D.C and hope for more support and help in the future.
The academic session of TNPS was started from March and ended at the last of October. All the staffs of school have done very good work. There are six staffs including new government teacher. His name is Bir bahadur Sunar and he used to teach at Dho tarap school. This year the total number of students are 54. Due to their old tradition of sending their children to Gumba in India is the main cause in decreasing students number. Not only in Kagkot but all the schools of Dolpa are facing the same problem. Among 54 students nine students are from other villages. This year classes was from nursery to grade three. All the students have done excellent in their class activities and secure good marks in exams too. They are progressing each year in their study as well as in extra curriculum activities like dance, drawing and games. All the villagers are very happy to have English medium school and hostel at their village.
Now most of the villagers knew the aim of the hostel so they are happy and ready to send their children to hostel at Kagkot gau and some villagers don’t understand even we tried to make them understand and we are sure that we will make them understand about the importance of education for their future. Last year the Kagkot villagers were stubborn and were unknown about the aim and objectives of hostel but this year we tried hard to make them understand and we succeed too. They are ready to help us and other villagers. They even wanted to go with us to other villages to convince and to collect names for the next year hostel but they were busy in their harvest so we insist.
We visited to other villages and got chance to knew their view about hostel. They are very happy to send their kids to school of Kagkot.
We are very happy and grateful to ‘Arche de dolanji’ for giving us chance to work with you and the simple and innocent people of Dolpa. We are very grateful to ‘Ecolier du monde’ for helping us and the people of Dolpa to get good education at their place.
Hope to get your reply soon.

Sincerely yours
Sunita Moktan

voyage à Dhorpatan et Kagkot (2)

 

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                         Le 23 septembre, nous disons au revoir à Thupten

                qui part de son côté pour retourner à Pokhara par le Jalja La

                                    puis  nous quittons   Dhorpatan! 

 

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Nous allons vers le nord, pour contourner la chaîne du Daulaghiri sur son flan ouest. Dès le premier jour, il nous faut franchir un col à plus de 4000m et c’est l’incident qui aurait pu tourner mal : Monique glisse en traversant un torrent et se fait très mal à la jambe. Rien de cassé, elle se remet debout mais ne peut marcher et va devoir faire les ¾ de la suite  trajet à cheval.

 

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Il pleut tous les après-midi et toutes les nuits pendant les 4 premiers jours, le sol est détrempé et il nous faut passer encore 2 cols à 4100 et 4500m avant de laisser les nuages derrière nous et arriver  enfin  dans le Dolpo.

               Encore 2 jours et demi, et nous voici à Kagkot, le 30 septembre.

 

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  Est-ce qu’on sait qu’on arrive ? Nous n’avons rencontré personne sur le chemin jusqu’aux premiers chortens du village.

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Et là, d’un seul coup, tout le village est là, les hommes à gauche, les femmes à droite,tout à la main :Fleurs, kagtags (écharpes) et vases de tchang (bière locale) et rakshi (alcool de grain tout aussi local) ! Un jeune homme s’avance, c’est Kunga, le nouveau professeur de tibétain originaire de la vallée de la Tarap.

 Certaines d’entre nous ont du mal à contenir leur émotion devant cet accueil plus improvisé mais tout aussi chaleureux que la dernière fois !

 

Puis nous allons en procession jusqu’à l’école dolpo 1 608 (2)

où les enfants nous attendent,  

bien alignés devant le nouveau

bâtiment scolaire.

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Une réunion avec le comité de l’école est organisée des le lendemain.

Fonctionnement de l’école

Tenzin Norge Primary School

Mukot-3, Kagkot

 

61 élèves : 24 filles, 37 garçons (62 en 2010)

Nursery : 16,Low Kinder garden : 15, uper kinder garden : 17

Classe I : 9 Classe II : 4 (Il y avait 5 élèves l’an passé en classe II, mais un garçon originaire de Mukhot est parti au monastère local pour y devenir moine)

Origines des élèves extérieurs à Kagkot :

Pimri : 7;  Seri : 3 ;Terengaon : 3 ;Mukhot : 3fillette Kag-copie-1

Et 3 enfants venant de villages en aval de la vallée ne faisant pas partie du même district.

Enseignants :

Directeur : Gokarna Paudel

Bishnu Adhikari (absent pour cause de maladie, nous n’avons pu le voir car il était en soins à Nepalgang. Il devait rentrer après notre départ)

Le gouvernement népalais a supprimé le 3ème poste occupé l’an passé par Mrs Dhana Laxmi

Les deux autres professeurs sont rémunérés par l’Arche de Dolanji :

Sunita Moktan (notre coordinatrice)

Kunga Samdup : 20ans, nouvel enseignant de tibétain venant de la Tarap

Il faut ajouter le cuisinier, Tolman Tamang, qui donne aussi des coups de main à l’école (rôle de surveillant)

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Le comité de l’école se compose du chairmandolpo 1 771 (2)

( maire) , chargé de la construction de l’internat ; de  Tsewang Gurung, de

Serrang Gurung, responsable de l’école et  de Phurbu Dumdup, « social worker »

 

L’école fonctionne du 15 mars jusqu’au début novembre, de 9h à 16h avec une pause à midi. Un mois d’arrêt en juin pour la collecte du yarsagumbo (champignon trés prisé dans la pharmacopée chinoise et  donc vendu cher par les montagnards qui le récoltent)

Pas de vacances pour Daisen en octobre (à part 2 jours de fête)

Le bâtiment scolaire comprend 5 salles. Les classes I et II sont regroupées dans la même salle, une salle reste vacante pour le moment. Les professeurs disposent des anciens bâtiments où ils ont leurs chambres, un bureau où sont rangées les fournitures.Ils disposent également de la cuisine et de deux toilettes. Ils ont aménagé une petite bibliothèque pour les enfants. Les toilettes (payées par le gouvernement) pour les élèves sont en cours de construction mais ne sont pas encore terminées.

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Sunita dans sa classe

                           Kunga Samdup  et sa classe.

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dolpo 1 705 (2)                                       Chants devant l’école

 

Les besoins :

  • Equiper la classe III (4 élèves)
  • Remplacer les cartables achetés il y a 2 ans et qui en ont bien besoin
  • Acheter des jeux éducatifs pour la maternelle et des livres pour la bibliothèque
  • Des uniformes (de type tibétain comme à Dhorpatan ?)
  •   Bien sûr, ils aimeraient un professeur de plus, mais le gouvernement devrait recréer un poste ( à vérifier dans le temps!)

 

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Découverte des photos prise lors de notre dernier passage .

 

Notre bonne impression générale de l’école, se confirmera les jours suivants. L’équipe enseignante travaille dans de bonnes conditions, il y règne une très bonne ambiance, les enfants sont studieux, les classes vivantes, bien décorées, l’atmosphère est familiale, chaleureuse.

Sunita a appris à ses élèves des danses népalaises. L’an dernier, elle a fait le tour des villages pour les produire et récolter de l’argent qui lui a permis d’acheter une installation solaire assez puissante pour alimenter son ordinateur, une imprimante, une sono.Ell  a  cependant dû demander 200€ au comité de village  pour payer les frais de transport de son installation.

Le directeur aussi a fait le tour des villages  mais, lui, pour inciter les habitants  à envoyer leurs enfants à l’école.

 

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L’internat

A notre grande surprise et déception, la construction de l’internat n’a pas commencé cette année.sous divers prétextes ! Donc on verra au printemps prochain…Un architecte de Khatmandu a pourtant fait les plans, prévoyant  que 30 internes seraient répartis en 2 dortoirs (garçons et filles), 2 salles d’études, un réfectoire, des toilettes et une salle de bain.

En réalité, les gens de Kagkot on tendance à penser que cet internat devrait être réservé à leurs propres enfants (demande qui nous a sidérés !)      

Les habitants des autres villages ont bien collecté des pierres, mais il n’y en aurait pas assez, et on ne voit pas de réserves de bois. Il y a des malentendus entre les villages : à Garengaon, les habitants   ont cru que les pierres qu’ils avaient apportées l’an passé devait servir à l’internat alors qu’elles ont été utilisées pour la nouvelle école. Ils pensent donc avoir été trompés.

 

Les villageois de Kagkot ont aussi un autre projet immédiat qui les mobilisent  :

Celui de    déplacer leur village, blotti au chaud contre la falaise mais  gravement menacé par des chutes de pierres. Un « lotissement » est déjà préparé vers le gompa, dans la partie plate après l’école, avec réservoir d’eau et amenée de l’eau jusqu’à une série de fontaines bien réparties dans le futur village. Des  tas de pierres sont assemblées pour la construction des maisons. Une ONG basque espagnole envisagerait de fournir les maisons en équipement photo voltaïques.

Nous insistons pour que la construction démarre au plus tôt et pour les enfants des villages éloignés. C’est ce que nous redirons partout ainsi qu’à Tsewang Tenzin (chairman du district) rencontré à Dunaï (il n’avait pas été informé du versement de l’argent). Nous avons compris que les fonds d’Ecoliers du Monde et les nôtres se trouvent dans une banque à Dunaï et que l’argent sera débloqué au fur et à mesure des besoins de la construction. Nous voulons que cet argent serve et ne reste pas en banque ! Si la construction démarre en février/mars, elle pourrait être terminée en 2 mois. Resterait l’aménagement intérieur pour lequel on nous dit qu’il manque de l’argent, notamment pour la salle de bain qu’ils voudraient moderne. (comme en ville!)

 

village K

Maison de Kagkot au pied de la falaise.

 

 

Besoins en personnel :

Il nous est demandé de prévoir un cuisinier et un aide cuisinier,

2 « ayas » (aide maternelles) employées pour s’occuper des enfants, de leurs toilettes et de leurs lessives,

Un surveillant,

Un agent de santé qui pourrait aussi s’occuper des villageois. 

 

Les familles fourniraient matelas, couvertures, vêtements et provisions (farine, beurre) mais il faudrait prévoir un complément pour la nourriture.

On nous demande aussi un équipement électrique solaire (à voir avec l’association basque ?).

 

Sunita devrait pouvoir nous établir des budgets prévisionnels séparés pour l’école et l’internat.

Nous avons proposé à Tolman, moyennant une augmentation de son salaire, de faire la cuisine pour tout le monde (professeurs et élèves) avec l’assistance d’un aide-cuisinier.

Une aya pourrait aussi suffire au début et l’équipe enseignante se relayer pour surveiller les pensionnaires ?

L’agent de santé serait bien nécessaire : certains enfants sont couverts de croûtes purulentes, le directeur a quelques médicaments à donner mais il n’est guère compétant et les mesures d’hygiène élémentaires ont bien du mal à être respectées. 

( beaucoup de besoins de santé,l’espérance de vie dans ces régions est trés basse, un peu plus de 40 ans.)

 

Les autres villages :

Ils se trouvent tous à environ 4000m sauf Terengaon,qui est un peu plus bas, et nous les avons tous visités, en faisant des réunions avec les responsables pour discuter du projet d’internat.

famille de Pimri

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Pimri 

31 maisons, réparties en 2 hameaux et environ 170 habitants. 7 enfants sont scolarisés à Kagkot, hébergés dans de la famille. Ces hébergements semblent tous être assez problématiques, les enfants livrés à eux-mêmes. Si l’internat fonctionne ils pourraient envoyer une quinzaine d’enfants entre 8 et 13 ans.

Il existe un bâtiment scolaire (nous ne l’avons pas vu en faisant le tour du village !) mais trop vieux et le gouvernement paie 2 professeurs qui sont venus travailler 2 mois en faisant la classe, dans une cour pleine de crottes de chèvre, à 25 élèves. Les villageois souhaiteraient la construction d’une école ici avec un professeur, comme à Garengaon, pour scolariser les plus jeunes.

 

Garengaon , 14 maisons.

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L’école y est faite par

Dawa, 20 ans, qui à été  recruté par Kedar et payé par l’association , le Chant des Pistes.Il  y enseigne à 13 élèves : Nursery : 7 dont 1 garçon et KG : 6 dont 1 garçon.

Les garçons sont  ensuite envoyés dans des monastères au Mustang ou à Kathmandu…

Les 3 fillettes ont 11, 13 et14 ans.

Il y a deux classes meublées avec des bancs et des tables récents

 

(les copeaux sont encore dans la cour) mais il a manqué des clous pour faire une armoire pour le matériel.

L’école fonctionne de 10h à 16h avec une coupure d’une heure à midi. Les élèves ne sont pas très assidus et Kunga devant tout assurer seul ne parvient pas à enseigner le tibétain comme il serait censé le faire. Les deux professeurs salariés par le gouvernement ont déserté : l’un d’eux ne s’est pas présenté, l’autre est resté 3 jours…Dawa est ici depuis le mois de juin et loge chez l’habitant. On le sent un peu triste d’être ici seul alors qu’il y a une bonne équipe à Kagkot où il préfèrerait rester. Pas sûr qu’il reste l’an prochain…

Les gens d’ici sont en colère contre ceux de Kagkot qui n’ont pas construit l’internat mais nous leur faisons remarquer qu’il faut d’abord une école qui marche, avec des professeurs qui restent parce que logés décemment et avec de bonnes conditions de travail avant de pouvoir envoyer des élèves en internat. Ils pourraient alors envoyer une 10ne d’élèves.

Le chairman, Choïkap Gurung, est un homme cultivé, ancien professeur lui-même. Il donnait l’an passé des cours d’alphabétisation aux adultes mais il a arrêté. Il est responsable du bureau de poste mais il n’a ni timbres ni matériel…

Les demandes :

Une 3ème classe

Un professeur de tibétain

De l’électricité solaire pour l’école, le monastère (un minuscule temple abritant un moulin à prières), le bureau de poste, le bureau du VDC et les 14 maisons du village…

 

Seri

9 maisons et moins de cent  abitants. C’est d’ici que vient le jeune nouveau Guru Rimpoché intronisé cette année dans la vallée de la Tarap. Les murs à mani  » murs rassemblant de pierres offertes  portant chacune gravée  le mantra (incantation /instrument de pensée) : Om mani Padme hum. (joyau fleur du lotus) » ! et les chortens (monuments symbolisant la  liberation finale du Bouddha,   qui sont souvent des reliquaires)  sont mieux entretenus qu’ailleurs. 

dans le fond, un chorten

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Le chairman est Dorge Lama.

   3 enfants sont scolarisés à Kagkot actuellement mais ils pourraient être  8 ou 10 si l’internat fonctionnait, et gratuitement.

 

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      Lors de notre passage, la  moisson

   commençait juste alors qu’elles étaient   

            finies à Garengaon.

 

 

enfant paille SERI

 

 

A Terengaon

Villageois de Terengaon  filant de la laine

 

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Il y a 23 maisons et plus de 100 habitants.

Un bâtiment scolaire assez grand, construit il y a 5 ans par le gouvernement est désaffecté, sans mobilier ni hébergement possible (il n’y a pas de point d’eau à proximité). Une des 2 professeurs du gouvernement est passée, moins de 15 jours, elle a pris ses repas chez les gens mais ne les a pas payés ! L’autre n’est même pas venu. 3 enfants d’ici sont scolarisés à Kagkot, 5 garçons ont été envoyés dans des monastères au Mustang, à Pokhara ou à Kathmandu. Une 10ne d’enfants pourraient aller à l’internat de Kagkot.

 

Mukhot

Le plus gros village de la vallée après Kagkot, avec 34 maisons et environ 160 habitants. Tout au fond d’une vallée affluente de la Barbung, un col à 5000m le fait communiquer avec le Mustang.femme Mukkot

Le chairman est Norbu Gurung, il y a environ 30 enfants d’âge scolaire : 6 ont été envoyés dans des monastères, 2 en Inde, 3 à Kathmandu, 1 au Mustang. Un enfant est à l’école de Garengaon, logé chez ses grands parents. Un petit garçon de 10 ans, scolarisé à Kagkot, est maintenant au gompa (monastère) pour devenir moine. Des 4 fillettes inscrites l’an passé à Kagkot, il n’en reste aucune, elles  sont parties d’elle même car les professeurs ne parlaient pas tibétain (Kunga n’était pas encore arrivé).

Le gouvernement a promis de l’argent  pour la construction d’une école (le bâtiment d’ici est minuscule et sombre) avec une chambre pour les enseignants ; Mais les 2 professeurs payés cette année par le gouvernement n’ont fait ici qu’un petit tour, comme  d’autres ailleurs. Ils ne parlaient pas non plus tibétain.

Les familles sont prêtes à envoyer une vingtaine d’enfants a l’internat.

femme orge

Dans tous les villages, on nous a assuré être d’accord pour aider à la construction (collecte de pierres) fournir matelas, couverture, vêtements et nourriture pour l’enfant, mais tous refusent de payer en espèce même si on peu penser qu’ils en disposent !

Il y a aussi un gros problème avec les professeurs du gouvernement : comment sont-ils recrutés ? Pourquoi les paie-t-on pendant 13 mois par an alors qu’ils ne font  souvent même pas tous une apparition sur leur lieu d’affectation ? Pourquoi ne se préoccupe-t-on pas de leur fournir un logement décent ? L’inspecteur local (education officer) semble se ne pas se préocuper  de tout ça…Il n’était pas à Dunaï lors de notre retour et nous n’avons donc pas pu avoir de contact avec lui.

groupe enf K

Enfin, il semble aussi exister pas mal de querelles de clocher (pardon, gong ) entre les différents villages, et même entre les habitants d’un même village, chacun essayant de tirer la couverture à soi. 

 

D’après ces visites et entretiens, ce sont 65 enfants qui pourraient descendre à l’internat, prévu pour 30 (et en excluant les enfants de Kagkot qui ont leur famille sur place !).

Mais reste à voir ce qu’il en sera réellement, les familles ne sont pas si désireuses de se priver des enfants (surtout des filles) assez grands pour aider aux travaux de la maison ou des champs et garder le bétail. C’est surtout une maternelle dans leur propre village qui les intéresse, ils ne veulent pas se séparer des enfants trop jeunes.

 

 

 

Appareil Mathilde 090

femme de Mukhot allumant le feu chez elle.

 

En conclusion :

Nous avons eu une très bonne impression sur le fonctionnement de l’école de Kagkot, mais grosses difficultés pour la réalisation de l’internat et son futur fonctionnement. Sunita et Kunga pourront relayer les informations, le directeur est bien sur la même longueur d’ondes que nous mais il n’a pas d’adresse  mail. On peut aussi compter sur le chairman du comité, Tsewang Gurung.

A DunaïTsewang Tenzin est déconnecté des réalités du district dont il a la charge mais il nous a écoutés.  

 

moisson Pimri

                                                        moisson à Pimri

 

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Famille  sur la route près d’un col entre Dhorpatan et Kagkot

 

 

Et puis ensuite, le retour vers Katmandou

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et  le grand Stuppa de Boudha ( Bodhnath)……

                                                                             ……….Avant le grand départ!

 

 

Compte rendu rédigé pour le groupe par Annie et Monique

 

 

 

 

 

voyage à Dhorpatan et Kagkot (1 Dhorpatan)

 

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Voyage à

 

      Dhorpatan et Kagkot

                         en octobre 2011

 

 

Par

Monique Chantrel, Annie Mouchet, Claire Rougé
Catherine Leconte et Pierre Chantrel

 

Après un voyage Paris Katmandou effectué sans aucun problème, nous gagnons Pokkara très rapidement afin de préparer notre départ vers Dhorpatan puis Kagkot. Nous séjournons à la guesthouse de Tashiling d’où nous découvrons au lever du jour une vue superbe de l’Annapurna.

 

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Phurbu Gyaltsen profite de notre passage pour nous inviter chez sa sœur pour manger de succulents momos et nous faire ainsi découvrir son lieu d’hébergement. Il est toujours aussi actif et continue à donner des cours dans une école tout en continuant ses études.

Comme nous l’avait annoncé Thupten, nous ne rejoindrons pas Dhorpatan en passant par Burdibang : la mousson, très forte cette année, a provoqué 7 glissements de terrain rendant la piste impraticable. Nous devons donc prendre la route qui passe par Baglung, Béni puis Darbang et continuer à pied pendant 2 jours et demi en passant par le col du Jaljala à 3400m.

 

 

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Nous profitons de notre passage à Baglung pour prendre rendez vous avec « l ‘Education dolpo 1 072 (2)Officer » du district afin de lui présenter le rôle de notre association à l’école de Dhorpatan et d’évoquer les différents problèmes de cette école. Bien que l’on soit un samedi, seul jour de congé pour les écoliers et le personnel enseignant, Monsieur Hari Gautam accepte de nous recevoir avec beaucoup de gentillesse . Il vient de Baktapur et n’est en poste à Baglung que depuis 4 mois. Il se montre intéressé par notre action mais ne semble pas connaître les problèmes de l’école de Dhorpatan que nous lui présentons : le manque d’enseignants et de locaux et le nombre important d’élèves par classe. Cette rencontre nous permet d’avoir quelques informations sur le fonctionnement des écoles au Népal :

– le ratio normal est d‘un enseignant pour 45 élèves (il est supérieur à 65 à Dhorpatan et serait voisin de 100 s’il n’y avait que des enseignants gouvernementaux !).

-100 nouvelles classes seront construites dans le district pour la prochaine année scolaire. 

– une classe 7 devrait ouvrir à la rentrée prochaine à Dhorpatan puis une classe 8 l’année suivante.

 

– Les enseignants bénéficient de 10 jours de formation par an…

D’après Monsieur Hari Gautam, nous serions la seule association étrangère à soutenir une école dans le district de Baglung.

Puis c’est le départ pour Dhorpatan par le col du Jaljala car le chemin habituel est impraticable à cause des éboulements!

 

arrivée à Darbang

 

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pause thé prés du Jaljala

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Rizières près de Darbang

Le mardi suivant, nous arrivons enfin à Dhorpatan, contents de pouvoir se poser un peu au sec car la mousson est toujours là, avec ses sangsues et ses chemins boueux et détrempés. Nous avons vite compris pourquoi il était préférable d’acheter des bottes aux enfants de l’école et excusons volontiers l’absentéisme de certains élèves car beaucoup de chemins sont impraticables.

 

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Dès notre arrivée, nous faisons un passage rapide à l’école. Une surprise importante nous attend : deux nouvelles classes sont presque terminées, elles ont été construites en 2 mois à l’initiative d’une ONG locale qui serait financée par des Coréens. Les travaux doivent se terminer juste après la mousson.

Une rapide visite dans les classes nous permet de voir que, malgré l‘absentéisme dû à la mousson, les classes sont bien remplies.

Nous sommes attendus le lendemain à 10 h. Nous assistons à un spectacle de chants et danses au cours duquel nous découvrons les talents de musicien du directeur (il a même composé une petite chanson pour l’Arche de Dolanji).

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Après cette cérémonie d’accueil particulièrement chaleureuse, une réunion est organisée avec le comité d’école.

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L’effectif de l’école : 395 enfants sont actuellement inscrits à l’école

  une vingtaine viennent d’autres villages dont Bobang.

                   Kinder Garden : 54 ;  

                   Classe 1 : 47

                             Total : 101 (27 filles, 74 garçons)

 

                    Classe 2 : 66 (21 filles, 43 garçons)

                    Classe 3 : 65 (28 filles, 32 garçons)

                    Classe 4 : 67 (29 filles, 38 garçons)

                    Classe 5 : 43 (6 filles, 36 garçons)  Classe 6 : 50 (24 filles, 26 garçons)

 

– Au Kinder Garden, l’assiduité des enfants est peu importante.

– l’effectif dans les classes 5 et 6 reste important.

– L’accroissement de l’effectif serait dû à la renommée de l’école et au fait qu’elle soit aidée.

– 22 enfants de Dhorpatan sont actuellement en classe 7 et 8 à Bobang. Le directeur nous demande si on peut sponsoriser 2 enfants.

– Aucun enfant tibétain n’est scolarisé dans l’école.

– Le manque de filles inscrites en classe 5 n’est pas expliqué, et il y a aussi disproportion au Kinder Garden. Dans les autres classes le ratio filles/garçons tend à s’égaliser.

 

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Les enseignants :

– Chek Bahadur Adai est toujours directeur de l’école   . Il a pris beaucoup d’assurance et semble très fier de nous montrer une école qui fonctionne bien malgré des conditions très difficiles.

– 2 autres enseignants sont salariès  du gouvernement.

– 1 enseignant est financé par le comité d’école.

– 2 enseignants sont financés par l’Arche de Dolanji. Phurbu Dolma a arrêté de travailler en Mai. Elle a été remplacée par Tul Bahadur Kimai . Malheureusement, il était absent lors de notre passage, il était parti passer des examens. Il semble donner toute satisfaction et nous avons donc pérennisé son contrat .

– 1 enseignante, embauchée pour une année par une ONG locale, aide l’enseignante chargée du Kinder garden et de la classe 1.

 

Les nouvelles classes : Seulement 400 000 roupies ont été apportées par l’ONG locale pour financer les nouveaux bâtiments ; il reste donc 200 000 roupies (2000 €) à trouver pour finir la construction.

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– La dotation gouvernementale : D’après le comité d’école, celle ci n’a été versée que cette année.

 

LES BESOINS :

– Trouver 2000 € pour finir les nouveaux bâtiments ainsi que le financement pour équiper ces nouvelles classes en mobilier ;

 Les deux nouvelles classes

L’école aura besoin de 2 nouveaux enseignants ayant un niveau supérieur afin d’enseigner dans les classes 6 et 7 et il faut leur prévoir un salaire plus important.

– Les uniformes : nous demandons au directeur de veiller à ne donner des uniformes qu’aux enfants qui fréquentent assidûment l’école.

– Fournitures scolaires et peut-être aussi une photocopieuse !

 

Autres nouvelles de Dhorpatan :

– L’électricité va bientôt arriver : normalement, fin novembre, une partie des maisons pourra bénéficier d’un branchement électrique. Une petite centrale hydroélectrique a été construite. Toul le matériel : générateur, câbles, poteaux… est arrivé à dos d’hommes.

 

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les fils électriques sont installés

A terme, toutes les maisons de la vallée devraient pouvoir en bénéficier. (il y a 350 maisons dans la vallée proche et 2000 maisons dans la grande vallée, soit environ une population de 10 000 habitants.)

 

la mini centrale électrique

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L’agent de liaison entre Tashiling et Dhorpatan estTashi Tseten qui parle anglais et pourrait peut-être correspondre avec nous quand il va à Pokhara ( ?)

-l’école évangéliste que nous avions vu en 2008 est toujours là. Elle a simplement déménagé. Elle propose un internat mais celui ci est fermé faute d’effectif.

Elle accueille tout de même 130 enfants jusqu’à la classe 4. Neuf enseignants y travaillent ,  l’un d’eux un est d’origine Tibetaine  ,les autres sont des chrétiens.

3 enfants tibétains sont scolarisés en maternelle.

– La communauté tibétaine continue de diminuer. Beaucoup de tibétains vont à Katmandou et n’interviennent plus  à Dhorpatan ce qui inquiète ceux qui restent.

 

Conclusion :

L’impression laissée lors de la visite de l’école est bonne. Le directeur et l’ensemble des enseignants se sont bien mobilisés pour faire fonctionner cette école le mieux possible avec le peu de moyens dont ils disposent. Les membres du comité d’école sont également beaucoup plus impliqués. Ils apprécient que notre aide s’installe dans la durée.

Toutefois il reste encore beaucoup à faire pour améliorer la qualité de l’enseignement.

Nous avons également senti la naissance d’une relation amicale et de confiance entre les enseignants, les membres du comité d’école et nous.

 

– Le fait que notre aide parvienne par Thupten, représentant la population tibétaine de la vallée, a nettement amélioré les relations entre les communautés tibétaines et népalaises ce qui fait que Thupten, ravi de cette situation, trouve qu’on l’aide ainsi beaucoup à accomplir son travail et ne demande aucune rémunération.

 

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la deuxième partie de cet article  parlera de Kagkot!

Une Lettre de Kagkot

 

                              Une Lettre de Kagkot.

 

Sunita, l’enseignante que nous avons recrutée nous à envoyé un courrier avec une  photo du nouveau bâtiment qu’ils ont achevé de construire  Cela à été possible avec quelques subsides du gouvernement Népalais et surtout gràce à  la motivation et au travail  des villageois !

 

Photo Sunita 3

Ce bâtiment comprend 4 salles de classe, dont une avec eau et toilettes ce qui est exceptionnel dans cette région, un luxe!

 Les villageois continuent d’être très mobilisés par le fait de pouvoir scolariser leurs enfants .

 

 

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Et comme vous pouvez le voir, les enfants sont en belle forme et profitent bien des moyens offerts par l’école que nous finançons

 

Photo-Sunita-1.jpg

Kedar, notre correspondant pour ce projet et Sunita nous ont fait parvenir un rapport de cette première saison:

62 enfants sont maintenant scolarisés dont 16 qui viennent des villages environnants et qui sont hébergés chez des habitants de Kagkot.

A la rentrée prochaine, il faudra ouvrir une nouvelle classe (classe II) équivalente à notre CE1 afin que les enfants puissent poursuivre leur cursus scolaire à Kagkot.

Par ailleurs pour pouvoir accueillir des enfants d’autres villages de la région,souvent éloignés et isolés, il serait nécessaire de construire un internat. Mais cela représente un budget très important pour nous, aussi nous espérons qu’une autre association (déjà contactée) nous aidera à réaliser ce projet.

L’école est maintenant fermée depuis de 15 novembre pour les vacances d’hiver.

Le climat est très froid dans ces montagnes en hiver, et sans chauffage il est impossible d’y tenir une classe, aussi au Népal, les vacances scolaires les plus longues sont les vacances d’hiver !

visite à Kagkot suite (1)

                                                      Visite de l’école
Nom de l’école : Tenjin Norgey Primary School
Adresse : Mukot VDC2 ward N°3 Kagkot. Dolpo District. Nepal

 

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L’école se compose de 2 corps de bâtiments à angle droit, comprenant 4 salles de classe et
un bureau où sont rangées les fournitures. Cet hiver, les villageois ont construit eux-mêmes
des chambres pour loger les professeurs (il manque encore de la literie) et une cuisine,
encore peu équipée d’ustensiles mais où trône une belle thermos de 3 litres de bonne
qualité pour garder le thé au chaud tout le long de la journée.
Il n’y a pas de sanitaire, juste un tuyau d’arrivée d’eau en plein air.3
Les salles de classe sont très exiguës, équipées de tables et de bancs robustes fabriqués
cet hiver par un charpentier venu de Dunaï, avec le bois collecté par les villageois eux-mêmes.

 

Kagkot la nursery

Dans la nursery, les enfants doivent s’entasser à 7 par bancs. A l’arrivée de
nouveaux élèves venus des hameaux, 3 jours plus tard, les enfants seront assis par terre,
sur une moquette, en attendant de pouvoir faire un échange de salle avec les chambres. Le
charpentier a aussi fabriqué les armoires et les lits pour le bureau et les chambres.
La pause pipi des enfants se fait pour l’instant au bord du lit de la rivière, filles et garçons
chacun de leur côté.
L’école compte une soixantaine d’enfants, répartis entre :
Nursery : 20/25 enfants de 4 à 5 ans
LKG (Lower Kinder Garden) 15 enfants de 6 et 7 ans
UKG (Upper Kinder Garden) 11 enfants de 8 à 9 ans
Classe 1 : 8 enfants de 9 à 10 ans (2 enfants ont plus de 10 ans)
Ici, à 3200m d’altitude, l’école a commencé le 15 mars et fonctionne 6 jours sur 7 de 9h à
15h avec une pause d’une heure pour le repas de midi. Chaque matin, les enfants ont un
quart d’heure de gymnastique, suivi du chant national avant de rentrer en classe dans un
ordre parfait. Le vendredi après-midi est réservé aux activités manuelles ou sportives et le
samedi est férié au Népal.

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Il a 3 professeurs payés par le gouvernement (17500 Rs) :
Goharna Raj Paudel directeur
Bisnu Prasad Adhikari
Mme Dhana Laxmi Rokaya

Et, avec les finances de l’Arche de Dolanji, Sunita Moktan et le cuisinier.
Les 2 premiers professeurs sont originaires du sud du Népal, la dame est de Dunaï. Ils ont
un niveau classe 10 (seconde chez nous) et ne parlent guère anglais.
Sunita a 26 ans, elle a été recrutée par Kedar et sera aussi notre coordinatrice sur place,
supervisée par Kedar. Elle a un bon niveau (bac + 3) parle très bien anglais et a déjà
enseigné 3 ans dans la fondation Chantal Mauduit à Katmandu. Elle enseignera ici l’anglais
et les sciences. Elle nous a paru très motivée et nous a même surprises par sa rapidité
d’adaptation.
Le système d’enseignement au Népal est le même qu’au collège chez nous : un enseignant
par matière, qui tourne dans les différentes classes (même en nursery, bien que ce soit
surtout Dhana qui y passe le plus de temps)
L’équipe enseignante a l’air dynamique, sérieuse, les cours sont préparés et les exercices
corrigés ; le matériel scolaire est de bonne qualité et il est utilisé. D’ailleurs le nouveau
matériel acheté par Kedar cette année, parti de Katmandu le 10 mars, arrive pile le même
jour que nous, le 15 avril. Il a été transporté en bus jusqu’à Surket, puis à dos de
mulet pendant 10 jours !
2 Kagkot et les autres hameaux font partie d’un découpage administratif qui porte le nom de Mukot,
le village le plus éloigné.
3 Mais 3 jours plus tard, des WC auront été construits !

 


Réunion avec le comité de l’école

Prévue le lendemain matin, elle est reportée l’après-midi car les villageois, revêtus de leurs
plus beaux costumes, tiennent à nous offrir un spectacle de danses traditionnelles auquel ils
prennent eux-mêmes grand plaisir.

Kagkot, danses

Kagkot musicien

Le comité de l’école comprend une vingtaine d’hommes (pas de femmes) dont les 3
responsables du village et celui de la jeunesse, l’équipe enseignante, Kedar (qui fait l’interprète et explicite longuement le projet) et nous.

Après les remerciements d’usage, nous sommes étonnées par la motivation de ces
personnes et leur sens du bien-être collectif. L’un des responsables remet ainsi en place un
jeune homme (à l’air d’ivrogne) qui briguait un poste de professeur à l’école : le projet doit
servir à la collectivité lui dit-il publiquement, et non à des fins d’enrichissement personnel.
C’est d’ailleurs ce qui a aussi motivé le fait d’embaucher comme cuisinier quelqu’un venant
d’ailleurs et non pas un villageois, ce qui aurait suscité des jalousies.
Le fait d’apporter un soutien financier à l’école débloque des fonds publics :1 million de
roupies cette année et l’an passé qui vont servir à la construction d’un nouveau bâtiment.
Pour le futur pensionnat, Kedar attend des fonds d’une association « Ecoliers du Monde ».

 

wood collected by the villager for school furnitures

Les villageois ont apporté des pierres et du bois et la nouvelle construction a déjà
commencé, mais suscite plein de discussions avec les maçons. Kedar s’improvise
architecte, leur donne des conseils et des plans ! On repart à zéro sur un autre
emplacement, on va déplacer 3 chortens pour agrandir l’espace de la cour de récréation…
La question de l’enseignement du tibétain est posée : les villageois pourraient contribuer à
financer un enseignant quelques heures par semaine, mais Kedar a aussi l’idée qu’un lama
Tulku venu en visite l’an dernier pourrait aussi s’intéresser à cela et y participer
financièrement. A suivre. En tout cas, les livres d’apprentissage du tibétain fournis
gratuitement à Kedar par une association font la joie de certains villageois avides
d’apprendre à lire dans leur langue maternelle !

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On parle aussi et surtout d’un autre enseignant pour assurer l’an prochain un niveau de plus
(les enfants qui auraient pu aller en classe 2 cette année ont été envoyés à Dunaï où ils sont
entrés directement en classe 5, les niveaux entre écoles étant complètement différents)

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Kagkot suite : visite des autres villages et retour !

 

Visite des autres villages

3 Seri village Mukot VDC

Pimri

Il nous faut 4h et demi pour rejoindre ce petit village, à 4000m d’altitude après une rude montée. Le paysage, comme l’altitude, est à couper le souffle ! Les maisons font face à la vallée, tout en bas, et à la chaîne du Daulaghiri.

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Dans les champs en terrasse, les paysans ont commencé les labours et les semis (orge et pommes de terre). Dans la cour où on nous a installés pour déjeuner, le vent et la poussière sont au menu. Les villageois sont ici tous de type tibétain, et nous ne pouvons échapper à la dégustation de thé et de tsampa (farine d’orge grillé servie telle quelle à la cuiller). Ici vivent 30 familles, qui nous paraissent vivre dans des conditions extrêmement rudimentaires. Après discussion avec eux, il est décidé que 3 enfants iront à l’école de Kagkot dès à présent et logeront dans le village, où ils ont de la famille. Parmi eux un petit garçon que nous rencontrerons puis loin sur le chemin, en train de garder les chèvres. Pour nous remercier de notre visite, on nous offre des katas et des œufs durs.

 

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Garengaon

Deux heures plus tard, poussées par le vent sur un superbe sentier en balcon, nous rejoignons un autre village où le campement est installé dans la cour d’une école, juste avant la pluie. Nous sommes à 3900m. Ici, l’école ne fonctionne plus depuis que l’ancien instituteur, Tsoikyap Gurung1, a pris sa retraite. C’est le responsable du village et il donne le soir, bénévolement, des cours d’alphabétisation (en népalais) à 28 adultes, 16 femmes et 12 hommes. Il rêve de développer ici une école qui pourrait aller jusqu’à la classe 5. Kedar lui suggère de commencer par la nursery et les petites classes, en regroupant les villages de Seri (à 1 heure de marche, un peu plus haut) et de Tereng (2h plus bas). C’est un projet qui intéresse une autre association, présidée par un français, Christophe Charpentier, avec lequel Kedar est aussi en relation. En attendant, deux enfants d’ici et deux de Seri sont scolarisés à Kagkot.

Faute de temps, nous n’irons pas à Seri et à Tereng.

Au moment de notre départ, le lendemain, le chef du village nous offre évidemment du thé et des katas et même, en signe de bon augure, il pose délicatement sur nos cheveux une noisette de beurre rance !

 

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Mukot

Après être redescendues dans la vallée, à 3400m, et avoir traversé pieds nus les eaux glacées de la Barbung, il nous faut remonter à 4000m, en suivant une vallée adjacente. Là aussi, le décor est somptueux car nous sommes au cœur de la chaîne du Daulaghiri, au pied des glaciers. Mukot est un gros village étagé sur presque 200m de dénivelé. Ici, comme à Pimri, les enfants ont peur de nous, ils n’ont pas l’habitude de voir des étrangers, ils s’enfuient et se cachent à notre approche

Il y a eu une sombre histoire de bagarre entre hommes, probablement bien imbibés de tchang, la bière locale et de raksi, alcool provenant de la distillation de cette bière. Une douzaine d’hommes de Kagkot ont été appelés pour régler le différent (indemnisation des blessés). Ici, la police et la justice officielles n’arrivent pas. Nous retrouvons donc nos cavaliers qui nous proposent spontanément leurs chevaux pour le retour : ils nous attendront patiemment, car vue la beauté de l’endroit, nous avons décidé d’y passer une journée.

Le lendemain, tout est recouvert au-dessus du village d’une fine couche de neige tombée la nuit et qui va fondre au soleil du jour. Lakpa, notre guide, nous propose une petite randonnée matinale sur les hauteurs (à 4700m quand même !) d’où nous pouvons profiter du panorama. L’après-midi, nous visitons le bâtiment baptisé école, construit par les villageois eux-mêmes mais complètement inutilisable : les salles sont si petites et si sombres qu’il est impossible de pouvoir y travailler. Pourtant, les habitants, qui ont reçu une petite subvention de l’état, sont en train de retaper les murs et le toit. Kedar les dissuade de continuer ce travail inutile et leur conseille de tout démolir, de stocker les pierres et le bois pour une construction future plus adaptée. En attendant, ils peuvent aussi envoyer des enfants à Kagkot. Dès le lendemain, et alors que nous sommes déjà en chemin sous la neige, à 7 heures du matin, des familles viennent inscrire 4 enfants qui rejoindront l’école de Kagkot les jours d’après. Les cavaliers nous rejoignent dans la descente et nous apprécions bien de faire à cheval le long trajet du retour, contre le vent et en longeant la rivière, en la traversant plusieurs fois d’ailleurs.

 

À notre retour à Kagkot, les 3 enfants de Pimri sont à l’école, des toilettes ont été construites, mais à un détail près de pente d’évacuation, pas encore utilisable. N’empêche, la motivation et l’efficacité de tous ces gens sont impressionnantes.

Avant de quitter Kagkot, nous passons la matinée à l’école pour prendre des phots de chaque classe et des enfants venus des villages voisins (13 au total) pour d’éventuels parrainages (décision du dernier CA)

 

 

 

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Suite de notre voyage au Dolpo.

Notre voyage se poursuit : nous rejoignons le confluent de la Barbung et de la Tarap et remontons celle-ci jusqu’à Dho (en 3 jours et demi). Visite de la large vallée où se trouvent Dho et d’autres villages, entre 4000 et 4200m. En compagnie de Kedar, nous faisons connaissance avec Cristal Mountain School (CMS), financée par Action Dolpo. Les 144 écoliers portent ici comme uniforme la tenue tibétaine traditionnelle, la chuba. Certains sont pensionnaires, d’autres font un trajet de plus d’une heure et apportent leur repas de midi. L’école assure des cours jusqu’à la classe 5, les enfants peuvent ensuite continuer à Kathmandu, en logeant à Snow Leopard Residence (également financée par Action Dolpo). Partout dans la vallée, les habitants ont construit des serres où ils font pousser quelques légumes et où ils peuvent se tenir au chaud l’hiver. L’idée vient de CMS où la construction d’un bâtiment bioclimatique a permis de faire des serres et, depuis cette année, d’assurer la scolarité, pour les plus grands, pendant l’hiver.

Après ces deux semaines passées entre 3 et 4000m, le passage des 2 cols à 5300 et 5200m peut se faire sans difficultés. Leur accès restait cependant incertain à cause de l’enneigement dont personne ne pouvait donner de véritable renseignement. En réalité, nous n’avons eu que de petits névés à franchir, seul le dernier un peu plus raide a causé quelques problèmes aux mules qui ont dû faire un détour.

 

IMGP3486L’arrivée au fameux lac de Phuksumdo, à l’incroyable couleur d’un bleu profond bordé de vert lagune est aussi un moment fort du voyage. Le village de Ringmo, au bord de son déversoir, nous surprend : l’école (où se trouve le téléphone satellitaire) ne compte que 9 enfants inscrits. Ce jour là, il n’y en a que 3 présents, dont 2 sont les fils de l’instituteur (en poste depuis 22 ans !) qui se prélasse au soleil en remplissant son registre de présence ( !). Mais où sont les enfants du village ? Il n’y en a pas autour des maisons, ni dans les champs où les adultes travaillent, ni avec les troupeaux de dzos2 ou de chèvres conduits par des femmes.

La réponse viendra à 4 h de marche de là, en redescendant. Une nuée d’enfants, sous la conduite d’un moine, est en train de nettoyer les abords d’un grand bâtiment qui se trouve être un monastère Bön. Comme à Dolanji les jours de grand nettoyage ! Certains enfants ont même le médaillon avec la photo du Abbot. Il y a ici tous les enfants des villages alentours, 172 nous dit-on. Ils sont sponsorisés par des Américains et des Suisses, mais les familles doivent aussi participer financièrement.

                         Retour à Katmandou

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                le temple de pashupatinath  à Katmandou

Le retour à Kathmandu s’avère plus difficile que prévu, l’avion étant au rendez-vous à Juphal avec 24h de retard. Mais déjà les visages de nos compagnons se ferment. La télé annonce que les maoïstes ont décrété une grève générale illimitée, ce qui signifie qu’il n’y aura pas de moyen de transport pour ceux qui devaient rentrer de Nepalgang à Kathmandu en bus (le cuisinier et les 3  aides). Et Kathmandu, d’habitude si embouteillée, bruyante et polluée est transformée en rue piétonne. Seuls ont le droit de circuler les ambulances et les bus qui amènent les touristes de l’aéroport à Thamel, le quartier des hôtels où ils ont la consigne de ne pas bouger à cause des débordements possibles lors des manifs ! Les Népalais marchent ou font du vélo. Tous les commerces sont fermés, ils ne peuvent ouvrir que de 18 à 20 heures. Et ceux qui se risquent à défier les maos sont sévèrement pris à parti, voire tabassés. Il faudra attendre 6 jours pour qu’une contre manifestation s’organise et que, sous la pression aussi étrangère (Inde, ONU), les maos cessent leur mouvement sans avoir rien obtenu sur le plan politique.

Cela contrarie nos plans : nous ne pourrons pas rencontrer Thupten qui se trouve à Pokhara et part la semaine prochaine à Dhorpatan, ni Phurbu également coincé.

Mais nous irons cependant à Bodnath, en compagnie de Takla et de son ami Samdé, le fils de notre guide Lakpa, et nous profiterons des heures d’ouverture pour faire des achats d’objets à revendre au profit de l’association. Nous rencontrerons Loday, qui nous fera visiter Snow Leopard Residence où logent 30 étudiants de Dho et me remet les reçus (Loday est le trésorier de Vision Dolpo où nous envoyons les fonds pour Kagkot)

 

                   Les étudiants

 Takla                        Takla

25 ans, 2ème année de tourisme. Il a bien forci depuis deux ans et semble en bonne santé. Nous avons toujours un peu de mal à le comprendre, même s’il a fait quelques progrès en anglais. Il a encore un an à faire pour obtenir le diplôme « intermédiaire » mais il semblerait qu’il aimerait continuer pour devenir guide. Nous lui disons que ce ne sera pas à nous de le prendre alors en charge. Il faudra qu’il trouve du travail avec son premier diplôme ce qu’il semble comprendre. Nous lui donnons 100€ pour couvrir les frais de son stage (obligatoire), il nous remet reçu et factures.


Yundrung

          Yundrung Tengyal

26 ans, originaire de Dhorpatan et ancien de Dolanji, Yundrung poursuit son apprentissage
de peintre de Tangkas6. Il est en 2ème année, il y en a 5. Il est retourné à Dolanji en avril pour
renouveler sa carte de réfugié tibétain (il n’a pas la nationalité népalaise, ses parents étant
des réfugiés). Il étudie à temps complet au monastère Bön, avec 3 autres élèves sous la
direction d’un professeur. Il vit donc dans un camp tibétain, dispose d’une chambre et d’une
cuisine, pour 3000Rs/mois. Takla va chez lui pour laver son linge, car il n’a pas comme lui de
problèmes d’eau. Yundrung semble heureux de son sort et projette d’ouvrir une école de
tangkas à Dhorpatan ! Il fait aussi d’autres sortes de peintures et il est d’accord pour nous
préparer des maquettes pour des cartes postales.

Phurbu : pas de rencontre possible en raison de la grève dans les transports.

 

Autres anciens de Dolanji rencontrés :

Tenpa

Tenpa, 22 ans, est en 1ère année dans la même école que Takla. Originaire d’Humla, il a fini sa scolarité sur la frontière Inde/ Népal, à Berawa.

Sonam Wangmo (parrainée par Jean) travaille comme serveuse au Dragon Guest House.

 

1 Le nom de famille « Gurung » se rapporte en réalité à une ethnie Gurung qui n’a rien à voir avec les populations du Dolpo mais a été attribué arbitrairement par le gouvernement népalais lors d’un recensement.

2 Hybride de yack (mâle) et de vache

3 Peintures bouddhistes traditionnelles, en général sur tissu..

1° visite à Kagkot

 

                                                                   Une école à Kagkot

Kagkot 02

 

 

Voyage au Dolpo de Monique, Claire et Annie. Avril 2010

 

Après 4 jours d’avion (Paris-Bahrain, Bahrain-Katmandu, Katmandu-Nepalgang, Surket-Juphal, avec des avions de plus en plus petits) et 4 heures d’un bus typiquement local (Nepalgang-Surket) nous finissons par atterrir sur la piste improbable et caillouteuse d’un espèce d’altiport (à 2400m) : nous sommes à Juphal, Dolpo.

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                                                                                                                                                                             Kedar

Kedar

La veille, à Surket, nous avons fait la connaissance de Kedar, qui depuis 15 ans s’occupe de Cristal Mountain School (école financée par une association française, Action Dolpo), à Dho Tarap, et supervise maintenant les autres projets au Dolpo, dont le nôtre à Kagkot. Il est accompagné de toute l’équipe qui se rend à Dho en début d’année scolaire, mi-avril. Kedar va nous accompagner dans la vallée de la Barbung et remontera ensuite avec nous dans la Tarap. Il nous présente Sunita Moktan, la nouvelle institutrice de Kagkot ainsi que le cuisinier, Tolman Tamang. Tous les 3 se joignent donc à notre équipe de trek, déjà composée de 6 hommes et 6 mules.

                                 Sunita Moktan

Sunita

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A pied maintenant, nous rejoignons notre première étape, à Dunaï, principale localité à l’entrée du Dolpo, où se concentre toute « l’administration » de la région. Et dès le lendemain, à 7 heures, nous avons en effet une réunion avec les officiels de l’éducation nationale ! réunion dont Kedar, qui l’a organisée, nous dit bien qu’elle est diplomatiquement indispensable : mieux vaut que l’autorité soit informée pour ne pas mettre de bâtons dans les roues. Il nous est en tout cas bien confirmé l’importance de l’aide extérieure pour le fonctionnement des écoles : quand le gouvernement voit qu’une école fonctionne, il donne alors des moyens, notamment pour la construction de nouveaux bâtiments. Dans cette région très reculée du Dolpo, les conditions climatiques très rudes rendent la vie difficile, les gens vivent au jour le jour, et quand ils peuvent gagner de l’argent avec la récolte du yarsakumbu². lls dépensent alors l’argent aussi rapidement qu’il à été gagné.

( un Champignon qui phagocyte une chenille et dont les vertus médicinales et aphrodisiaques assurent une renommée et un prix de vente incroyables. La récolte a lieu en juin et attire au Dolpo, qui compte 10000 habitants, près de 60000 chercheurs de cet or vert.)

 

 

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Nous rencontrons aussi brièvement ce matin le président du Comité de l’école de Kagkot, Tsewang Tenjen, qui se rend à Katmandu où il réside la moitié de l’année. Il a prévenu les gens de Kagkot de notre arrivée.

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Au 3ème jour de trek, au détour d’un chemin de plus en plus étroit et escarpé, nous avons la surprise de rencontrer 6 cavaliers venus de Kagkot à notre rencontre : ils nous attendaient la veille et commençaient à s’inquiéter !

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C’est donc à cheval que le lendemain en fin de matinée, nous traversons le village et arrivons à l’école où tous les villageois nous attendent : banderole de bienvenue, haie d’honneur des hommes, puis des femmes thermos de thé et katas sur les bras,

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  enfants joignant les mains pour un vibrant « Namasté » dans la cour de l’école. Nous

sommes si émues de ce formidable accueil que nous nous mettons toutes les 3 à pleurer ! On nous installe sur de solides bancs tout neufs, devant des tables bureaux que des hommes enlèvent puis remettent, pendant un bon quart d’heures, jusqu’à ce qu’ils nous estiment assez confortablement installées pour ingurgiter le thé tibétain généreusement distribué. 

 

 

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  Nous voici passées des larmes au rire ! Deux lamas sont là aussi. Les femmes ont des bébés plein les bras, la relève est assurée !

kagkot, les m+¿res

 

 

départ 2010 pour Kagkot

Une école pour Kagkot !

En avril 2010, trois membres du CA (Annie, Claire et Monique) vont faire connaissance des habitants de la vallée de la Barbung, au Dolpo (nord ouest du Népal). Les Dolpopas sont d’ethnie tibétaine et de religion bouddhiste bön. Ce sont les héros du film « Himalaya, enfance d’un chef » tourné à Charka, un peu plus haut dans la vallée.

Dès 2007, nous avions reçu une demande pour aider l’école de Kagkot, qui se trouve à l’entrée de cette vallée .

 

1 Kagkot valley and the village under the rocks

 

Mais la guérilla maoïste qui y sévissait nous a obligés à repousser ce projet. Ce n’est donc qu’en 2009 que nous avons pu envoyer une première aide, par l’intermédiaire de Kedar, enseignant à Dho, dans la vallée de la Tarap voisine où intervient l’association française Action Dolpo.

               P1020195  Le matériel acheminé, payé par l’Arche de Dolanji, a permis à  l’école de fonctionnner de juin à octobre 2009

    

 


2 students at the class with the materials received from Ar

                  Les   villageois sont très motivés pour scolariser leurs enfants, ils ont déjà coupé le bois et trouvé les charpentiers pour fabriquer tables et bancs .

 

wood collected by the villager for school furnitures

Ils voudraient que l’école puisse fonctionner pendant 8 mois, d’avril à novembre.

Actuellement, l’école ne compte qu’une soixantaine d’enfants, ceux qui vivent à Kagkot. Mais les habitants de toute la vallée sont concernés aussi par le projet de développer l’école et d’y adjoindre un internat. Ce sont les hameaux de Pimri, à 3h de marche, Gharang (5h) Sheri (6h)

 

3 Seri village Mukot VDC

Terang (6h) Mukot (8h). Ces petites localités se situent sur le versant ensoleillé de la vallée, entre 3200 (Kagkot) et 4000m (Sheri et Mukot), face à la chaîne du Daulaghiri. Autour des maisons, quelques champs cultivés (orge) permettent une survie précaire.

En juillet dernier, Kedar a pu réunir tous ces villageois (au moins un membre par famille) et constater leur motivation  .

 

 

4 Kagkot villagers at the meeting

Ils sont prêts à s’impliquer et travailler bénévolement, et ils apprécient vivement notre coup de pouce !

Nous allons donc prendre l’avion de Kathmandu à Juphaal (avec étape obligée à Nepalgang), puis gagner Kagkot en 3jours et demi de marche. Nous visiterons les hameaux (en y mettant sans doute plus de temps pour y arriver que les temps indiqués pour les autochtones…).

Kedar nous accompagnera, avec tout le matériel acheté cette année et transporté à dos de mules. Les villageois nous attendent et nous sommes très impatientes de les rencontrer, de pouvoir échanger avec eux et avec les enfants de l’école .

Head master Gokarna in the class

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