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visite à Kagkot suite (1)

                                                      Visite de l’école
Nom de l’école : Tenjin Norgey Primary School
Adresse : Mukot VDC2 ward N°3 Kagkot. Dolpo District. Nepal

 

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L’école se compose de 2 corps de bâtiments à angle droit, comprenant 4 salles de classe et
un bureau où sont rangées les fournitures. Cet hiver, les villageois ont construit eux-mêmes
des chambres pour loger les professeurs (il manque encore de la literie) et une cuisine,
encore peu équipée d’ustensiles mais où trône une belle thermos de 3 litres de bonne
qualité pour garder le thé au chaud tout le long de la journée.
Il n’y a pas de sanitaire, juste un tuyau d’arrivée d’eau en plein air.3
Les salles de classe sont très exiguës, équipées de tables et de bancs robustes fabriqués
cet hiver par un charpentier venu de Dunaï, avec le bois collecté par les villageois eux-mêmes.

 

Kagkot la nursery

Dans la nursery, les enfants doivent s’entasser à 7 par bancs. A l’arrivée de
nouveaux élèves venus des hameaux, 3 jours plus tard, les enfants seront assis par terre,
sur une moquette, en attendant de pouvoir faire un échange de salle avec les chambres. Le
charpentier a aussi fabriqué les armoires et les lits pour le bureau et les chambres.
La pause pipi des enfants se fait pour l’instant au bord du lit de la rivière, filles et garçons
chacun de leur côté.
L’école compte une soixantaine d’enfants, répartis entre :
Nursery : 20/25 enfants de 4 à 5 ans
LKG (Lower Kinder Garden) 15 enfants de 6 et 7 ans
UKG (Upper Kinder Garden) 11 enfants de 8 à 9 ans
Classe 1 : 8 enfants de 9 à 10 ans (2 enfants ont plus de 10 ans)
Ici, à 3200m d’altitude, l’école a commencé le 15 mars et fonctionne 6 jours sur 7 de 9h à
15h avec une pause d’une heure pour le repas de midi. Chaque matin, les enfants ont un
quart d’heure de gymnastique, suivi du chant national avant de rentrer en classe dans un
ordre parfait. Le vendredi après-midi est réservé aux activités manuelles ou sportives et le
samedi est férié au Népal.

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Il a 3 professeurs payés par le gouvernement (17500 Rs) :
Goharna Raj Paudel directeur
Bisnu Prasad Adhikari
Mme Dhana Laxmi Rokaya

Et, avec les finances de l’Arche de Dolanji, Sunita Moktan et le cuisinier.
Les 2 premiers professeurs sont originaires du sud du Népal, la dame est de Dunaï. Ils ont
un niveau classe 10 (seconde chez nous) et ne parlent guère anglais.
Sunita a 26 ans, elle a été recrutée par Kedar et sera aussi notre coordinatrice sur place,
supervisée par Kedar. Elle a un bon niveau (bac + 3) parle très bien anglais et a déjà
enseigné 3 ans dans la fondation Chantal Mauduit à Katmandu. Elle enseignera ici l’anglais
et les sciences. Elle nous a paru très motivée et nous a même surprises par sa rapidité
d’adaptation.
Le système d’enseignement au Népal est le même qu’au collège chez nous : un enseignant
par matière, qui tourne dans les différentes classes (même en nursery, bien que ce soit
surtout Dhana qui y passe le plus de temps)
L’équipe enseignante a l’air dynamique, sérieuse, les cours sont préparés et les exercices
corrigés ; le matériel scolaire est de bonne qualité et il est utilisé. D’ailleurs le nouveau
matériel acheté par Kedar cette année, parti de Katmandu le 10 mars, arrive pile le même
jour que nous, le 15 avril. Il a été transporté en bus jusqu’à Surket, puis à dos de
mulet pendant 10 jours !
2 Kagkot et les autres hameaux font partie d’un découpage administratif qui porte le nom de Mukot,
le village le plus éloigné.
3 Mais 3 jours plus tard, des WC auront été construits !

 


Réunion avec le comité de l’école

Prévue le lendemain matin, elle est reportée l’après-midi car les villageois, revêtus de leurs
plus beaux costumes, tiennent à nous offrir un spectacle de danses traditionnelles auquel ils
prennent eux-mêmes grand plaisir.

Kagkot, danses

Kagkot musicien

Le comité de l’école comprend une vingtaine d’hommes (pas de femmes) dont les 3
responsables du village et celui de la jeunesse, l’équipe enseignante, Kedar (qui fait l’interprète et explicite longuement le projet) et nous.

Après les remerciements d’usage, nous sommes étonnées par la motivation de ces
personnes et leur sens du bien-être collectif. L’un des responsables remet ainsi en place un
jeune homme (à l’air d’ivrogne) qui briguait un poste de professeur à l’école : le projet doit
servir à la collectivité lui dit-il publiquement, et non à des fins d’enrichissement personnel.
C’est d’ailleurs ce qui a aussi motivé le fait d’embaucher comme cuisinier quelqu’un venant
d’ailleurs et non pas un villageois, ce qui aurait suscité des jalousies.
Le fait d’apporter un soutien financier à l’école débloque des fonds publics :1 million de
roupies cette année et l’an passé qui vont servir à la construction d’un nouveau bâtiment.
Pour le futur pensionnat, Kedar attend des fonds d’une association « Ecoliers du Monde ».

 

wood collected by the villager for school furnitures

Les villageois ont apporté des pierres et du bois et la nouvelle construction a déjà
commencé, mais suscite plein de discussions avec les maçons. Kedar s’improvise
architecte, leur donne des conseils et des plans ! On repart à zéro sur un autre
emplacement, on va déplacer 3 chortens pour agrandir l’espace de la cour de récréation…
La question de l’enseignement du tibétain est posée : les villageois pourraient contribuer à
financer un enseignant quelques heures par semaine, mais Kedar a aussi l’idée qu’un lama
Tulku venu en visite l’an dernier pourrait aussi s’intéresser à cela et y participer
financièrement. A suivre. En tout cas, les livres d’apprentissage du tibétain fournis
gratuitement à Kedar par une association font la joie de certains villageois avides
d’apprendre à lire dans leur langue maternelle !

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On parle aussi et surtout d’un autre enseignant pour assurer l’an prochain un niveau de plus
(les enfants qui auraient pu aller en classe 2 cette année ont été envoyés à Dunaï où ils sont
entrés directement en classe 5, les niveaux entre écoles étant complètement différents)

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Kagkot suite : visite des autres villages et retour !

 

Visite des autres villages

3 Seri village Mukot VDC

Pimri

Il nous faut 4h et demi pour rejoindre ce petit village, à 4000m d’altitude après une rude montée. Le paysage, comme l’altitude, est à couper le souffle ! Les maisons font face à la vallée, tout en bas, et à la chaîne du Daulaghiri.

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Dans les champs en terrasse, les paysans ont commencé les labours et les semis (orge et pommes de terre). Dans la cour où on nous a installés pour déjeuner, le vent et la poussière sont au menu. Les villageois sont ici tous de type tibétain, et nous ne pouvons échapper à la dégustation de thé et de tsampa (farine d’orge grillé servie telle quelle à la cuiller). Ici vivent 30 familles, qui nous paraissent vivre dans des conditions extrêmement rudimentaires. Après discussion avec eux, il est décidé que 3 enfants iront à l’école de Kagkot dès à présent et logeront dans le village, où ils ont de la famille. Parmi eux un petit garçon que nous rencontrerons puis loin sur le chemin, en train de garder les chèvres. Pour nous remercier de notre visite, on nous offre des katas et des œufs durs.

 

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Garengaon

Deux heures plus tard, poussées par le vent sur un superbe sentier en balcon, nous rejoignons un autre village où le campement est installé dans la cour d’une école, juste avant la pluie. Nous sommes à 3900m. Ici, l’école ne fonctionne plus depuis que l’ancien instituteur, Tsoikyap Gurung1, a pris sa retraite. C’est le responsable du village et il donne le soir, bénévolement, des cours d’alphabétisation (en népalais) à 28 adultes, 16 femmes et 12 hommes. Il rêve de développer ici une école qui pourrait aller jusqu’à la classe 5. Kedar lui suggère de commencer par la nursery et les petites classes, en regroupant les villages de Seri (à 1 heure de marche, un peu plus haut) et de Tereng (2h plus bas). C’est un projet qui intéresse une autre association, présidée par un français, Christophe Charpentier, avec lequel Kedar est aussi en relation. En attendant, deux enfants d’ici et deux de Seri sont scolarisés à Kagkot.

Faute de temps, nous n’irons pas à Seri et à Tereng.

Au moment de notre départ, le lendemain, le chef du village nous offre évidemment du thé et des katas et même, en signe de bon augure, il pose délicatement sur nos cheveux une noisette de beurre rance !

 

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Mukot

Après être redescendues dans la vallée, à 3400m, et avoir traversé pieds nus les eaux glacées de la Barbung, il nous faut remonter à 4000m, en suivant une vallée adjacente. Là aussi, le décor est somptueux car nous sommes au cœur de la chaîne du Daulaghiri, au pied des glaciers. Mukot est un gros village étagé sur presque 200m de dénivelé. Ici, comme à Pimri, les enfants ont peur de nous, ils n’ont pas l’habitude de voir des étrangers, ils s’enfuient et se cachent à notre approche

Il y a eu une sombre histoire de bagarre entre hommes, probablement bien imbibés de tchang, la bière locale et de raksi, alcool provenant de la distillation de cette bière. Une douzaine d’hommes de Kagkot ont été appelés pour régler le différent (indemnisation des blessés). Ici, la police et la justice officielles n’arrivent pas. Nous retrouvons donc nos cavaliers qui nous proposent spontanément leurs chevaux pour le retour : ils nous attendront patiemment, car vue la beauté de l’endroit, nous avons décidé d’y passer une journée.

Le lendemain, tout est recouvert au-dessus du village d’une fine couche de neige tombée la nuit et qui va fondre au soleil du jour. Lakpa, notre guide, nous propose une petite randonnée matinale sur les hauteurs (à 4700m quand même !) d’où nous pouvons profiter du panorama. L’après-midi, nous visitons le bâtiment baptisé école, construit par les villageois eux-mêmes mais complètement inutilisable : les salles sont si petites et si sombres qu’il est impossible de pouvoir y travailler. Pourtant, les habitants, qui ont reçu une petite subvention de l’état, sont en train de retaper les murs et le toit. Kedar les dissuade de continuer ce travail inutile et leur conseille de tout démolir, de stocker les pierres et le bois pour une construction future plus adaptée. En attendant, ils peuvent aussi envoyer des enfants à Kagkot. Dès le lendemain, et alors que nous sommes déjà en chemin sous la neige, à 7 heures du matin, des familles viennent inscrire 4 enfants qui rejoindront l’école de Kagkot les jours d’après. Les cavaliers nous rejoignent dans la descente et nous apprécions bien de faire à cheval le long trajet du retour, contre le vent et en longeant la rivière, en la traversant plusieurs fois d’ailleurs.

 

À notre retour à Kagkot, les 3 enfants de Pimri sont à l’école, des toilettes ont été construites, mais à un détail près de pente d’évacuation, pas encore utilisable. N’empêche, la motivation et l’efficacité de tous ces gens sont impressionnantes.

Avant de quitter Kagkot, nous passons la matinée à l’école pour prendre des phots de chaque classe et des enfants venus des villages voisins (13 au total) pour d’éventuels parrainages (décision du dernier CA)

 

 

 

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Suite de notre voyage au Dolpo.

Notre voyage se poursuit : nous rejoignons le confluent de la Barbung et de la Tarap et remontons celle-ci jusqu’à Dho (en 3 jours et demi). Visite de la large vallée où se trouvent Dho et d’autres villages, entre 4000 et 4200m. En compagnie de Kedar, nous faisons connaissance avec Cristal Mountain School (CMS), financée par Action Dolpo. Les 144 écoliers portent ici comme uniforme la tenue tibétaine traditionnelle, la chuba. Certains sont pensionnaires, d’autres font un trajet de plus d’une heure et apportent leur repas de midi. L’école assure des cours jusqu’à la classe 5, les enfants peuvent ensuite continuer à Kathmandu, en logeant à Snow Leopard Residence (également financée par Action Dolpo). Partout dans la vallée, les habitants ont construit des serres où ils font pousser quelques légumes et où ils peuvent se tenir au chaud l’hiver. L’idée vient de CMS où la construction d’un bâtiment bioclimatique a permis de faire des serres et, depuis cette année, d’assurer la scolarité, pour les plus grands, pendant l’hiver.

Après ces deux semaines passées entre 3 et 4000m, le passage des 2 cols à 5300 et 5200m peut se faire sans difficultés. Leur accès restait cependant incertain à cause de l’enneigement dont personne ne pouvait donner de véritable renseignement. En réalité, nous n’avons eu que de petits névés à franchir, seul le dernier un peu plus raide a causé quelques problèmes aux mules qui ont dû faire un détour.

 

IMGP3486L’arrivée au fameux lac de Phuksumdo, à l’incroyable couleur d’un bleu profond bordé de vert lagune est aussi un moment fort du voyage. Le village de Ringmo, au bord de son déversoir, nous surprend : l’école (où se trouve le téléphone satellitaire) ne compte que 9 enfants inscrits. Ce jour là, il n’y en a que 3 présents, dont 2 sont les fils de l’instituteur (en poste depuis 22 ans !) qui se prélasse au soleil en remplissant son registre de présence ( !). Mais où sont les enfants du village ? Il n’y en a pas autour des maisons, ni dans les champs où les adultes travaillent, ni avec les troupeaux de dzos2 ou de chèvres conduits par des femmes.

La réponse viendra à 4 h de marche de là, en redescendant. Une nuée d’enfants, sous la conduite d’un moine, est en train de nettoyer les abords d’un grand bâtiment qui se trouve être un monastère Bön. Comme à Dolanji les jours de grand nettoyage ! Certains enfants ont même le médaillon avec la photo du Abbot. Il y a ici tous les enfants des villages alentours, 172 nous dit-on. Ils sont sponsorisés par des Américains et des Suisses, mais les familles doivent aussi participer financièrement.

                         Retour à Katmandou

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                le temple de pashupatinath  à Katmandou

Le retour à Kathmandu s’avère plus difficile que prévu, l’avion étant au rendez-vous à Juphal avec 24h de retard. Mais déjà les visages de nos compagnons se ferment. La télé annonce que les maoïstes ont décrété une grève générale illimitée, ce qui signifie qu’il n’y aura pas de moyen de transport pour ceux qui devaient rentrer de Nepalgang à Kathmandu en bus (le cuisinier et les 3  aides). Et Kathmandu, d’habitude si embouteillée, bruyante et polluée est transformée en rue piétonne. Seuls ont le droit de circuler les ambulances et les bus qui amènent les touristes de l’aéroport à Thamel, le quartier des hôtels où ils ont la consigne de ne pas bouger à cause des débordements possibles lors des manifs ! Les Népalais marchent ou font du vélo. Tous les commerces sont fermés, ils ne peuvent ouvrir que de 18 à 20 heures. Et ceux qui se risquent à défier les maos sont sévèrement pris à parti, voire tabassés. Il faudra attendre 6 jours pour qu’une contre manifestation s’organise et que, sous la pression aussi étrangère (Inde, ONU), les maos cessent leur mouvement sans avoir rien obtenu sur le plan politique.

Cela contrarie nos plans : nous ne pourrons pas rencontrer Thupten qui se trouve à Pokhara et part la semaine prochaine à Dhorpatan, ni Phurbu également coincé.

Mais nous irons cependant à Bodnath, en compagnie de Takla et de son ami Samdé, le fils de notre guide Lakpa, et nous profiterons des heures d’ouverture pour faire des achats d’objets à revendre au profit de l’association. Nous rencontrerons Loday, qui nous fera visiter Snow Leopard Residence où logent 30 étudiants de Dho et me remet les reçus (Loday est le trésorier de Vision Dolpo où nous envoyons les fonds pour Kagkot)

 

                   Les étudiants

 Takla                        Takla

25 ans, 2ème année de tourisme. Il a bien forci depuis deux ans et semble en bonne santé. Nous avons toujours un peu de mal à le comprendre, même s’il a fait quelques progrès en anglais. Il a encore un an à faire pour obtenir le diplôme « intermédiaire » mais il semblerait qu’il aimerait continuer pour devenir guide. Nous lui disons que ce ne sera pas à nous de le prendre alors en charge. Il faudra qu’il trouve du travail avec son premier diplôme ce qu’il semble comprendre. Nous lui donnons 100€ pour couvrir les frais de son stage (obligatoire), il nous remet reçu et factures.


Yundrung

          Yundrung Tengyal

26 ans, originaire de Dhorpatan et ancien de Dolanji, Yundrung poursuit son apprentissage
de peintre de Tangkas6. Il est en 2ème année, il y en a 5. Il est retourné à Dolanji en avril pour
renouveler sa carte de réfugié tibétain (il n’a pas la nationalité népalaise, ses parents étant
des réfugiés). Il étudie à temps complet au monastère Bön, avec 3 autres élèves sous la
direction d’un professeur. Il vit donc dans un camp tibétain, dispose d’une chambre et d’une
cuisine, pour 3000Rs/mois. Takla va chez lui pour laver son linge, car il n’a pas comme lui de
problèmes d’eau. Yundrung semble heureux de son sort et projette d’ouvrir une école de
tangkas à Dhorpatan ! Il fait aussi d’autres sortes de peintures et il est d’accord pour nous
préparer des maquettes pour des cartes postales.

Phurbu : pas de rencontre possible en raison de la grève dans les transports.

 

Autres anciens de Dolanji rencontrés :

Tenpa

Tenpa, 22 ans, est en 1ère année dans la même école que Takla. Originaire d’Humla, il a fini sa scolarité sur la frontière Inde/ Népal, à Berawa.

Sonam Wangmo (parrainée par Jean) travaille comme serveuse au Dragon Guest House.

 

1 Le nom de famille « Gurung » se rapporte en réalité à une ethnie Gurung qui n’a rien à voir avec les populations du Dolpo mais a été attribué arbitrairement par le gouvernement népalais lors d’un recensement.

2 Hybride de yack (mâle) et de vache

3 Peintures bouddhistes traditionnelles, en général sur tissu..

1° visite à Kagkot

 

                                                                   Une école à Kagkot

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Voyage au Dolpo de Monique, Claire et Annie. Avril 2010

 

Après 4 jours d’avion (Paris-Bahrain, Bahrain-Katmandu, Katmandu-Nepalgang, Surket-Juphal, avec des avions de plus en plus petits) et 4 heures d’un bus typiquement local (Nepalgang-Surket) nous finissons par atterrir sur la piste improbable et caillouteuse d’un espèce d’altiport (à 2400m) : nous sommes à Juphal, Dolpo.

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                                                                                                                                                                             Kedar

Kedar

La veille, à Surket, nous avons fait la connaissance de Kedar, qui depuis 15 ans s’occupe de Cristal Mountain School (école financée par une association française, Action Dolpo), à Dho Tarap, et supervise maintenant les autres projets au Dolpo, dont le nôtre à Kagkot. Il est accompagné de toute l’équipe qui se rend à Dho en début d’année scolaire, mi-avril. Kedar va nous accompagner dans la vallée de la Barbung et remontera ensuite avec nous dans la Tarap. Il nous présente Sunita Moktan, la nouvelle institutrice de Kagkot ainsi que le cuisinier, Tolman Tamang. Tous les 3 se joignent donc à notre équipe de trek, déjà composée de 6 hommes et 6 mules.

                                 Sunita Moktan

Sunita

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A pied maintenant, nous rejoignons notre première étape, à Dunaï, principale localité à l’entrée du Dolpo, où se concentre toute « l’administration » de la région. Et dès le lendemain, à 7 heures, nous avons en effet une réunion avec les officiels de l’éducation nationale ! réunion dont Kedar, qui l’a organisée, nous dit bien qu’elle est diplomatiquement indispensable : mieux vaut que l’autorité soit informée pour ne pas mettre de bâtons dans les roues. Il nous est en tout cas bien confirmé l’importance de l’aide extérieure pour le fonctionnement des écoles : quand le gouvernement voit qu’une école fonctionne, il donne alors des moyens, notamment pour la construction de nouveaux bâtiments. Dans cette région très reculée du Dolpo, les conditions climatiques très rudes rendent la vie difficile, les gens vivent au jour le jour, et quand ils peuvent gagner de l’argent avec la récolte du yarsakumbu². lls dépensent alors l’argent aussi rapidement qu’il à été gagné.

( un Champignon qui phagocyte une chenille et dont les vertus médicinales et aphrodisiaques assurent une renommée et un prix de vente incroyables. La récolte a lieu en juin et attire au Dolpo, qui compte 10000 habitants, près de 60000 chercheurs de cet or vert.)

 

 

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Nous rencontrons aussi brièvement ce matin le président du Comité de l’école de Kagkot, Tsewang Tenjen, qui se rend à Katmandu où il réside la moitié de l’année. Il a prévenu les gens de Kagkot de notre arrivée.

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Au 3ème jour de trek, au détour d’un chemin de plus en plus étroit et escarpé, nous avons la surprise de rencontrer 6 cavaliers venus de Kagkot à notre rencontre : ils nous attendaient la veille et commençaient à s’inquiéter !

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C’est donc à cheval que le lendemain en fin de matinée, nous traversons le village et arrivons à l’école où tous les villageois nous attendent : banderole de bienvenue, haie d’honneur des hommes, puis des femmes thermos de thé et katas sur les bras,

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  enfants joignant les mains pour un vibrant « Namasté » dans la cour de l’école. Nous

sommes si émues de ce formidable accueil que nous nous mettons toutes les 3 à pleurer ! On nous installe sur de solides bancs tout neufs, devant des tables bureaux que des hommes enlèvent puis remettent, pendant un bon quart d’heures, jusqu’à ce qu’ils nous estiment assez confortablement installées pour ingurgiter le thé tibétain généreusement distribué. 

 

 

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  Nous voici passées des larmes au rire ! Deux lamas sont là aussi. Les femmes ont des bébés plein les bras, la relève est assurée !

kagkot, les m+¿res

 

 

départ 2010 pour Kagkot

Une école pour Kagkot !

En avril 2010, trois membres du CA (Annie, Claire et Monique) vont faire connaissance des habitants de la vallée de la Barbung, au Dolpo (nord ouest du Népal). Les Dolpopas sont d’ethnie tibétaine et de religion bouddhiste bön. Ce sont les héros du film « Himalaya, enfance d’un chef » tourné à Charka, un peu plus haut dans la vallée.

Dès 2007, nous avions reçu une demande pour aider l’école de Kagkot, qui se trouve à l’entrée de cette vallée .

 

1 Kagkot valley and the village under the rocks

 

Mais la guérilla maoïste qui y sévissait nous a obligés à repousser ce projet. Ce n’est donc qu’en 2009 que nous avons pu envoyer une première aide, par l’intermédiaire de Kedar, enseignant à Dho, dans la vallée de la Tarap voisine où intervient l’association française Action Dolpo.

               P1020195  Le matériel acheminé, payé par l’Arche de Dolanji, a permis à  l’école de fonctionnner de juin à octobre 2009

    

 


2 students at the class with the materials received from Ar

                  Les   villageois sont très motivés pour scolariser leurs enfants, ils ont déjà coupé le bois et trouvé les charpentiers pour fabriquer tables et bancs .

 

wood collected by the villager for school furnitures

Ils voudraient que l’école puisse fonctionner pendant 8 mois, d’avril à novembre.

Actuellement, l’école ne compte qu’une soixantaine d’enfants, ceux qui vivent à Kagkot. Mais les habitants de toute la vallée sont concernés aussi par le projet de développer l’école et d’y adjoindre un internat. Ce sont les hameaux de Pimri, à 3h de marche, Gharang (5h) Sheri (6h)

 

3 Seri village Mukot VDC

Terang (6h) Mukot (8h). Ces petites localités se situent sur le versant ensoleillé de la vallée, entre 3200 (Kagkot) et 4000m (Sheri et Mukot), face à la chaîne du Daulaghiri. Autour des maisons, quelques champs cultivés (orge) permettent une survie précaire.

En juillet dernier, Kedar a pu réunir tous ces villageois (au moins un membre par famille) et constater leur motivation  .

 

 

4 Kagkot villagers at the meeting

Ils sont prêts à s’impliquer et travailler bénévolement, et ils apprécient vivement notre coup de pouce !

Nous allons donc prendre l’avion de Kathmandu à Juphaal (avec étape obligée à Nepalgang), puis gagner Kagkot en 3jours et demi de marche. Nous visiterons les hameaux (en y mettant sans doute plus de temps pour y arriver que les temps indiqués pour les autochtones…).

Kedar nous accompagnera, avec tout le matériel acheté cette année et transporté à dos de mules. Les villageois nous attendent et nous sommes très impatientes de les rencontrer, de pouvoir échanger avec eux et avec les enfants de l’école .

Head master Gokarna in the class

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