Catégorie : compte rendus de visites

Voyage à Dhorpatan, printemps 2018

Du 15 avril au 15 mai 2018, plusieurs membres de l’Arche de DOLANJI sont allés au Népal.

Plusieurs destinations différentes étaient au programme dont la visite à Dhorpatan afin de rencontrer l’équipe des enseignants, d’effectuer la distribution des uniformes et des bottes et de faire le, point sur les besoins de l’école.

Lors de ce déplacement nous avons eu la chance de bénéficier d’une très bonne météo.

Le Voyage à Dhorpatan:

Nous étions quatre membres du conseil d’administration à faire le voyage : Monique et Pierre Chantrel, Martine Buissier et Annie Cochet , nouvelle venue au Conseil d’Administration qui venait au Népal pour la première fois. Takla, notre guide habituel nous accompagnait.
A Pokhara nous nous sommes arrêtés au camp tibétain de Tashi Palkiel. En effet, depuis le printemps 2017 l’argent destiné à Dhorpatan n’est plus géré par le camp tibétain de Tashiling mais par celui de Tashi Palkiel. C’était pour nous l’occasion de faire connaissance avec le responsable du camp : Karma Sopa et le comptable, Tashi qui nous ont accueillis très chaleureusement.
Après quelques péripéties de voyage dus à la panne de notre jeep, nous sommes arrivés très tardivement, de nuit, à Dhorpatan.

Dès le lendemain matin, nous nous sommes rendus à l’école.

Quelle surprise! Une partie des bâtiments étaient démolis, de nouveaux étaient en cours de construction et les moins abimés avaient été réparés et améliorés :                peintures murales, moquette, nouveau mobilier.

Enfin les enfants de Dhorpatan allaient bientôt pouvoir disposer de bâtiments corrects pour travailler. En attendant que suffisamment de classes soient disponibles, une partie des cours se fait toujours à l’extérieur, dans la cour.
Le grand élan de reconstruction que nous avions remarqué un peu partout est donc arrivé jusqu’à Dhorpatan.
Nous avons été surpris d’apprendre que l’effectif de l’école avait diminué d’une centaine d’enfants cette année. En effet, de nouvelles écoles ont été construites dans les villages voisins permettant aux enfants d’être scolarisés plus près de leur domicile (L’attrait pour l’école évangéliste avec internat située à Dhorpatan explique aussi en partie cette diminution des effectifs.) .

En Mai 2018, presque 350 enfants étaient inscrits à l’école.
Une autre petite école située à 30 minutes de marche de l’école principale a commencé à fonctionner. Elle accueille une vingtaine d’enfants scolarisés en grande section, CP, CE1, afin de leur permettre d’avoir une école près de leur domicile. Faute de local adapté, la classe a lieu provisoirement dans une ancienne étable mais un nouveau bâtiment est en construction..
Notre séjour à Dhorpatan se fait en l’absence du directeur d’école parti chercher les livres pour la nouvelles année scolaire. Les quatre enseignants salariés par l’Arche de Dolanji organisent notre accueil. Nous faisons connaissance avec Sherab, le nouveau professeur d’anglais qui s’est très bien intégré dans l’équipe enseignante.

Avec eux, nous organisons la distribution des uniformes et des bottes. Il nous faudra une journée complète. Cette distribution est un grand moment pour les enfants et leurs parents. Presque tous les parents des plus jeunes enfants étaient présents et les plus grands se sont empressés de retourner chez eux pour montrer leur nouvelle tenue à leurs parents.
Après la distribution des uniformes, nous effectuons la distribution des crayons collectés dans des écoles proches d’Alençon. Elle nous a permis de remettre des crayons de couleur à chaque enfant des petites classes et deux crayons à tous les autres.
Cette opération pourra être renouvelée car il y a peu de matériel dans les trousses des petits écoliers de Dhorpatan.

Les quatre jours passés à Dhorpatan nous ont permis de développer les liens avec l’équipe enseignante, de mieux connaître les conditions de vie dans ce village qui malgré l’amélioration de la piste reste toujours bien isolé.

La population y est particulièrement pauvre, tributaire des récoltes de pommes de terre. Si la récolte est mauvaise, au printemps, beaucoup d’enfants ne peuvent plus apporter à l’école quelques pommes de terre pour se restaurer le midi. Ils se contentent d’un repas le matin et d’un autre le soir. C’était le cas lors de notre visite.
A notre retour, nous avons fait halte à la ville la plus proche, Burtibang, petite ville en plein développement.
Nous avions rendez vous avec Sir Prakash Ojha représentant le responsable de l’éducation du district. Il était accompagné de Sir Chak Bahadur le directeur de l’école de Dhorpatan et de Sir Deepack Thapa, élu local de la nouvelle municipalité de Dhorpatan.

Nous avons eu un échange très fructueux en faisant le constat que la dynamique impulsée par nos actions, celles du gouvernement et celles des élus locaux était bien réelle et doit encore se développer.
Une demande a été faite auprès des élus locaux afin que la nouvelle petite école près de Dhorpatan (Chhentung) obtienne un agrément, que le nombre d’enseignants soit augmenté à l’école de Dhorpatan, que l’école soit équipée d’ordinateurs et que des actions soient menées auprès des parents concernant les soins, l’hygiène et la nourriture.

Nous verrons quelle suite sera donnée à ces demandes mais le pays semble mettre une priorité sur le développement de l’éducation ce qui permet d’être optimiste.

Pour Annie, cette visite était une découverte totale. Voici en conclusion, les impressions qu’elle a eues de cette visite :
« Découvrir Dorpathan est une nouvelle et belle histoire qui commence… Aussi je vais me limiter à la rencontre avec l’école: les enfants avec leur sourire, leur vivacité, le partage avec eux sur le chemin de l’école, les parents accompagnant leurs petits pour l’essayage des joggings: les échanges de regards et leur entraide, beaucoup d attention de part et d‘autre…. l’accueil des enseignants avec leur écoute…
J’ai découvert aussi toute la logistique que les membres de l’association ont du mettre en place avec de nombreuses années de suivi et de régularité… pour en être là aujourd’hui et la suite del’évolution.
De vue plus large j’ai saisi un peu comment on peut être différent après avoir
partagé avec l’entourage de beaux moments. Je reste prête à y retourner pour poursuivre mon initiation népalaise….


En fond de tableau, je garde les étendues de prairies, de champs de pommes de terre, les montagnes les cours d eau, l’ accueil de nos hôtes, la jeep en panne et le rapatriement en tracteur , le ciel étoilé, la confection des momos… A Katmandou, le stupa…les achats d’artisanat … »

Au fil de nos visites, de véritables liens se tissent aussi bien avec les enfants qu’avec les familles et les enseignants qui restent les piliers de l’école. « L’Arche de Dolanji» est connue et reconnue dans cette vallée perdue. Il est vrai que nous y sommes présentsdepuis plus d’une dizaine d’années et les changements positifs constatés à chaque visite ne font que nous encourager à continuer de permettre à tous ces enfants d’avoir accès à l’école et d’y trouver des conditions d’accueil qui s’améliorent d’années en années.

                                                                                                  Monique Chantrel

 

 

Namasté ! Tashidelek ! Hello !

To all our English speaking friends.

 

From April 15 to may 15 2018,some members of “arche de dolanji” foundation went to Nepal: Monique and Pierrot Chantrel, Martine Buissier, Annie Cochet along with 4 sponsors Isabelle, Roselyne, Christine and Marie-Lys (that we call “godmothers” in French)

 DHORPATAN

Monique, Pierrot, Martine and Annie visited Dhorpatan school after the departure for France of the sponsors.

We were happily surprised at discovering the works in progress ,new classes with colourful paintings, carpets on the floor and new tables. There are less  children this year, about 350 ;new schools have been built in neighbouring villages and some children go to the Christian boarding school of the village.

We found out a small school of about 20 children, located about 30 minutes from the main Dhorpatan school. It is too far away for the younger ones to walk to the main school and a new building is being built and will be better for the young ones.

We did not meet the head master who was away getting books for the new school year and we were welcomed by the 4 teachers that “arche de dolanji” employs.We met the new English teacher Sherab ,who is doing well in the teaching team.

During our stay, we distributed the uniforms and the boots bought by Takla, to all children as well as pens, pencils that had been given to us by some local French schools.

We stayed in Dhorpatan for 4 days then on our way back, we stopped at Burtibang where we met Sir Prakash Ojah who is responsible for the education of the district. He met us with Sir Chak Bahadur (Dhorpatan’s headmaster)and Sir Deepak Thapa (the representative elected in the new Dhorpatan township).

We had a fruitful conversation together, enhancing how dynamic our actions were, how the relationship between the government ,the elected local people and “arche de dolanji” foundation were and have to be continued in the future.

We made a list of actions to be held in the near future such as an agreement for the small Chhentung Dhorpatan school ;we asked for an increased number of teachers ,some computers and local actions with the parents concerning care ,hygiene and food in Dhorpatan main school.

We are working hard in France to get some money to help Dhorpatan school .

 

During our different visits, we have been able to build good connections with the children ,the parents and the teachers. Our foundation is well-known is this far away valley. We have been coming and helping Dhorpatan school for about 10 years and are happy to see some positive changes . We do hope that it will continue.

Let’s hope for a better change in the future concerning education for all Nepalese children .

Annie,a new member of the foundation came to Nepal for the first time and discovered Dhorpatan.

She writes:”Discovering Dhorpatan is a new and beautiful story that is only beginning….meeting the children ,their smiles, their dynamism,sharing with them along the path to the school,the parents with the younger ones when we gave the uniforms,help with one another,the teachers and the way they deal with the children ,so nice and respectful… I also discovered the work that the arche de dolanji members have been doing year after year… I am ready to go back to Nepal and to Dhorpatan!”

 

 

Voyage au Langtang: printemps 2018

Du 15 avril au 15 mai 2018, plusieurs membres de l’Arche de DOLANJI sont allés au Népal.

Plusieurs destinations différentes étaient au programme dont La découverte du Langtang afin de permettre la rencontre des familles d’enfants
parrainés par l’Arche de Dolanji et des parrains présents.

Le Voyage au Langtang

La région du Langtang est située au nord de Katmandou. En 1976, le Langtang est devenu le premier parc national du Népal situé dans l’Himalaya. Au Nord, cette région jouxte le Tibet chinois. Les habitants du Langtang sont de culture tibétaine.
Cette région a été particulièrement frappée lors du tremblement de terre d’avril 2015: beaucoup de maisons, d’écoles, de temples ont été détruits.
La plupart des enfants de la Conscience Primary School (CPS) sont originaires de cette région. Cette école est située à Nayapati, dans la vallée de Katmandou. Actuellement 16 enfants y sont parrainés par l’intermédiaire de l’Arche de Dolanji. (12 à la CPS et 4 à la Namgyal School, école qu’ils intègrent dès la sixième).


Notre groupe était composé de trois membres du conseil d’administration (Monique et Pierre Chantrel et Martine Buissier) et 4 marraines ( Isabelle, Roselyne, Christine et Marie-lys ).
Dès le lendemain de notre arrivée, nous nous sommes rendus à la CPS afin que les marraines rencontrent leurs filleuls. Nous étions le mardi 17 Avril, un jour particulier pour les enfants, le jour de rentrée des classes après des vacances passées dans leurs familles.

Ils avaient besoin de reprendre leurs habitudes de vie à l’école tout en découvrant leur nouvelle classe. (Au Népal l’année civile commence en avril, ainsi que l’année scolaire).

Dans la cour, tous les enfants de l’école nous attendaient, ils nous ont accueillis en chantant et en nous remettant des Katas (Echarpes de bienvenue traditionnelles).

Dans l’après midi, nous avons distribué les peluches que nous avions apportées et une partie des jeux collectés dans des écoles françaises.

Voici le témoignage de Marie_Lys :
« Les enfants, un peu intimidés au départ, ont vite retrouvé leur naturel et leur gaîté. Les  filles nous ont fait une démonstration de danse, les garçons ont joué au frisbee. Bref c’était l’ambiance joyeuse de toute cour de récréation, sauf qu’il y avait parmi ces enfants, ceux dont nous venions de faire la connaissance et que nous sponsoriserons jusqu’à ce qu’ils atteignent le bac, et c’était bien émouvant. »
Pas de temps à perdre pour le petit groupe. Le mercredi 18 avril, nous prenons le bus pour leLangtang. Notre bus doit nous amener à la petite ville de Shyabrubesi, située à moins de 150 kilomètres de Katmandou mais il nous faudra 11 h pour y arriver, ce qui donne une idée de l’état des routes népalaises !
Christine témoigne : «je me souviendrait toujours de ce bus local bondé avec autant de voyageurs debout qu’assis ! Nous passions au bord de ravins très sereinement avec un conducteur très calme devant un volant aussi grand que lui !!
Un grand moment pour commencer notre trek ». 
Arrivés à Shyabrubesi, nous avons sorti nos bâtons de marche et commencé un périple de 7 jours de village en village à la rencontre des familles des enfants parrainés. Passang, le responsable de l’école nous accompagnait et organisait
les rencontres.

Je laisse la parole aux marraines qui  nous accompagnaient pour qu’elles vous donnent leurs impressions sur ces moments de rencontres et ces soirées
inoubliables passées ensemble, parents et marraines réunies atour d’un même projet, l’avenir des enfants.
Marie-Lys : « Rencontrer les parents de ces enfants, notre objectif était clairement là. Mais il fallait le mériter, monter par des chemins caillouteux et moi qui pensait que ce serait une promenade de plaisir, j’ai vite changé d’idée. Cependant ces chemins ont été aussi l’occasion de faire plus amples connaissances entre nous tous, Monique, Pierre, Martine, Isabelle, Roselyne, Christine, notre guide Dilip, Passang le directeur de l’école et moi-même.
Nous sommes vite devenus un groupe très soudé. Et les nombreuses pauses pour récupérer notre souffle nous ont permis d’admirer un paysage de montagne grandiose. 

Gatlang, Thangbuchet, Tatopani, Gonggang,Nagtali, Thuman, à chaque étape , lesvillageois nous accueillaient avec une telle gentillesse et générosité que notre fatigue s’envolait aussi vite. La barrière de la langue n’a jamais été un obstacle à des fous-rires partagés, surtout le soir où nous nous retrouvions tous pour chanter en Tibétain et en français, pour danser les danses de nos régions et pour goûter à leur plat qu’ils avaient la gentillesse de ne pas trop agrémenter de piment pour préserver nos palais d’européens.
Le matin nous nous retrouvions tous et la cérémonie d’adieu commençait. Le lama du village à l’aide d’une brindille trempée dans du coca, faisait des prières, puis nous versait dans nos mains jointes un peu de ce coca dont nous buvions une gorgée avant de le disperser. Alors on nous passait autour du cou, une Kata de couleur à chaque fois différente.


Isabelle : « Et lorsque après cette jolie cérémonie nous repartions voir un autre village, c’est souvent la larme à l’oeil que nous entonnions « Ce n’est qu’un au revoir mes frères ».
Notre action de parrainage a ainsi réellement pris tout son sens en allant au contact de tous ces enfants et de leurs familles. Nous avons partagé ensemble des moments inoubliables qui ont permis de créer des liens forts, signes d’une belle histoire qui ne fait que commencer »
Roselyne : « Ces écrits reflètent parfaitement ce que j’ai vécu avec vous dans cette aventure extraordinaire ; je partage l’intégralité des sentiments exprimés qui nous ont animés et nourris. Je garde aussi le souvenir des cultures de céréales en terrasses et des paysages de rhodos en fleurs. »


C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons quitté le Langtang, souvenirs de moments forts partagés avec les familles, de grandes soirées festives, de découverte
d’une culture si différente de la notre. Nous étions aussi très satisfaits de voir qu’enfin, après 3 ans, les villages étaient en pleine reconstruction. : maisons, écoles, nouvelles pistes, centrales hydroélectriques….De quoi donner l’espoir aux habitants de cette région.


A notre retour à Katmandou, nous avons passé une nouvelle journée à la CPS: chants, danses avec les enfants ravis de partager ces moments avec nous, distribution des vêtements apportés de France , partage d’une grande salade de fruits toujours appréciée des enfants qui ont peu l’occasion de manger des fruits.
                                                                                                    Monique Chantrel

 

 

Namasté ! Tashidelek ! Hello !

To all our English speaking friends.

From April 15 to may 15 2018,some members of “arche de dolanji” foundation went to Nepal: Monique and Perrot Chantrel, Martine Buissier,Annie Cochet along with 4 sponsors Isabelle, Roselyne, Christine and Marie-Lys  (that we call “godmothers” in French)

Conscience Primary School

We visited the Nayapati school managed by Passang Dhondup Lama as soon as we arrived

Marie-Lys writes about the visit:

“at first, the children were shy with us but very quickly they became joyful and smiling. The girls danced for us, the boys played  Frisbee, It was just like any other school playground. The difference is that we help some children having an education until grade 12. We were moved to meet them “.

On the day after ,we went to Shyabrubesi by bus the walked to Gatlang,Thangbuchet,Tatopani,Gonggang ,Nagtali and Thuman. We met the CPS children’s parents almost every evening ;they came to meet us and we were happy to know them. We enjoyed listening to Tibetan songs ,dancing with them and also singing in French for them . We mostly appreciated the Tibetan ceremonies in the morning , before leaving them and we were very much honoured at receiving colourful katas.

Meeting the CPS children’s parents was meaningful for us all. The trek was well organized by our French speaking guide and most of all by Passsang .Thank you !

We left the Langtang area with our hearts full of good memories and emotions.

We also were happy to see that all villages were in the process of being repaired  and rebuilt with new houses, new schools, new tracks and paths as well as hydro electrical companies.

We are hoping for better conditions of life for the Nepalese people.

When we came back to Kathmandu, we went to CPS school again ,we distributed clothes from France ,toys, games and we offered everyone a large fruit salad that the children loved .

Dhorpatan 2013

Nous avons  eu la possibilité : 

  • de  voir le fonctionnement de l’école : effectifs, besoins de matériel,
  • de rencontrer le nouvel officier du camp de réfugiés tibétains de Tashiling à Pokhara qui remplace Thupten  Choephel qui a été le coordinateur de notre aide pendant de nombreuses années.

Par ailleurs, nous avons  commencé les démarches pour la mise en place d’une ONG locale qui serait en mesure de travailler avec une ONG étrangère en particulier avec l’Arche de Dolanji.

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L’école
Les élèves :
456 enfants fréquentent l’école cette année  dont une petite majorité de filles. Très  tôt les garçons accompagnent leur père dans les déplacements en caravane.

Beaucoup d’enfants ont entre 1h et 1h 30 de marche pour arriver à l’école. Le taux
d’absentéisme est en moyenne de 10 à 15%, la période où il est le plus important étant l’hiver lorsqu’il y a de la neige et que les enfants sont bloqués dans leur propre village.

La plupart des enfants présents à l’école sont des dalits , la caste la plus basseou bien des Janajati qui est également une basse caste.

Les classes :
Au mois de mai, la classe 8 ( équivalent au niveau quatrième) ouvrira. Deux nouvelles classes ont été construites.

Le gouvernement n’a financé que 45% de cette construction, le reste est dû à un club de jeunes d’un village de la région et à l’aide matérielle des villageois qui ont fourni les pierres et le bois.

 

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 L’équipe enseignante nous a remis un projet de modernisation de l’école. L’arrivée de l’électricité permet d’envisager l’achat d’ordinateurs et d’une photocopieuse.

Il faudrait également construire un nouveau bâtiment avec une salle d’activité assez vaste . Les enseignants aimeraient avoir des uniformes et nous demandent d’en financer l’achat .
Ces demandes importantes seront examinées par le conseil d’administration de l’association.
Les enseignants :
Les salaires des 3 enseignants salariés par l’association ont été fixés en fonction de leur niveau de formation. Ils varient de 145 à 88 € par mois.

Ces enseignants habitent Dhorpatan avec leurs familles. Nous espérons donc qu’ils resteront et s’investiront dans leur travail. On m’a d’ailleurs assuré que leur taux de présence était supérieur à celui des 3 enseignants envoyés par le gouvernement. 3 autres enseignants payés par le comité de village travaillent à l’école.

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 La mise en place d’une ONG locale

Cette démarche est effectuée afin d’officialiser notre aide entre l’école administrée et fréquentée par une population népalaise et notre association. Jusqu’à présent , notre aide était uniquement gérée par le responsable d’un camp tibétain à Pokhara chargé également de la gestion du camp tibétain de Dhorpatan : Thupten .

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Mr Deepack Thapa – président du comité de village

Bien que l’école ne soit fréquentée et gérée que par des Népalais , seule la communauté tibétaine intervenait pour la gestion de notre aide. Grâce aux qualités de Thupten,.ce fonctionnement a toujours apporté entière satisfaction,permettant de rapprocher les communautés Népalaises et Tibétaines.
Pendant mon séjour, de nombreuses réunions ont eu lieu afin de mettre en place une ONG locale.
Parmi les 11 membres de la future ONG, figurent des responsables tibétains, des responsables
Népalais et des enseignants . il reste à trouver un secrétaire qui maitrise bien l’anglais et que l’on
puisse contacter facilement ; il faudra aussi prévoir l’ouverture d’un compte bancaire .

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Tsutrim Dorjee – Responsabe de Tashiling et de la communauté Tibétaine de Dhorpatan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tashi Tseten

 

 

 

 

 

 Monsieur Tashi Tseten continuera à servir d’intermédiaire entre l’école et le
responsable du camp de Tashiling à Pokhara.


De retour à Katmandou,  nous avons  pu rencontrer Yungdrung, l’étudiant peintre que nous soutenons depuis quelques années ; il finira ses études au mois de Juillet prochain et doit travailler sur des projets de chantier de décoration de bâtiments.

Avant de partir, il ne nous restait plus qu’à effectuer quelques achats d’artisanat pour les différentes ventes prévues en France.

Cordialement à tous

MH

 

 

Tashi Delek ! Tsering ! Dondup !

 

       Tashi Delek ! Tsering ! Dhondup !

 

Que vos voeux se réalisent !   longue vie !    plein succés !  

                                                  (en Tibetain.)

 

Nous voici au départ d’une nouvelle année et nous sommes ravis de vous adresser nos voeux en vous remerciant de votre soutien à la cause des enfants de l’Himalaya.

 

Et puis , pour vous remercier, nous, les rédacteurs de ce blog,nous vous proposons un petit voyage , une rétrospective, comme cela se dit beaucoup  ces jours ci  dans les médias. Nous  vous invitons à suivre notre parcours,quelques une de  nos pérégrinations, depuis que nous avons commencé d’être parrains.

rassurez vous ,plus d’images  que de bavardage!

 

Tout a commencé il y à un siècle, enfin, disons dans les dernières années de ce cher 20°.

Nous avons alors démarré le parrainage d’un petit garçon à Katmandou (par l’intermédiaire d’une autre association).

Dans les mois qui ont suivi, nous avons reçu sa première lettre avec une photo de lui et des yaks de son village.

Au début de ce siècle, voulant parrainer également  une jeune fille , au hasard de rencontres, nous nous sommes adressé à l’arche de Dolanji; qui nous a tout de suite proposé d’aider une demoiselle scolarisée à Dolanji.

Avec les deux, nous échangions des lettres aussi souvent que possible.

                Enfin ,après deux ou trois ans, nous avons décidé d’aller les rencontrer ; donc départ pour l’inde et le Népal ensuite; Puis les événements et les voyages dans cette direction se multiplièrent et les rencontres aussi , alors  en voici quelques images…. 

( Bien sur l’association  n’intervient plus en Inde, mais nous y avons des souvenirs, les voici donc également)

N.B: les photos ont été prises lors de nombreux voyages à ces différents endroits et en des saisons différentes)

 

 

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Sur la route en arrivant de Solan,nous avons aperçu le monastère du camp de réfugiés Tibétains de Dolanji pour la première fois.

 

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  Depuis la guest house ou nous logions, nous apercevions l’école,  juste  en dessous de nous et sur sa gauche,en contre bas, les bâtiments du BCH .                                                                                


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Le kinder garden de Dolanji ou  Dawa Lhamo était très fière de son travail.

 

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il n’y à pas que l’école dans la vie des enfants.

 

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Il y a aussi les jeux,la toilette, ou les études religieuses pour les petits moines.

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Et comme partout les fillettes sont  coquettes, même sans coiffeur ,… 

 

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il y à les repas et la couture ou le tricot aussi,  en hiver, il fait froid, et il n’y a pas de chauffage, alors on se couvre.

 

 

A Sarnath:

Dans la banlieue de Varanasi, (ex Bénares) nous sommes allés rencontrer des étudiants  au centre des hautes études Tibétaines, certains d’entre eux  venaient de Dolanji.

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Les gâths au bord du Gange peuvent être très calmes,

mais  très fréquentés à d’autres moments, notamment lors de pèlerinages .

 

Sarnath est  à quelques kilomètres de Varanasi, c’est  un lieu de pèlerinage  Bouddhiste, c’est là dans le parc aux biches qu’il aurait tenu son premier prêche à des disciples.

Mais  c’est là aussi que nous allions rencontrer nos jeunes amis étudiants. dans un cadre magnifique et paisible, loin de l’agitation Indienne.

 

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c’est à quelques pas du centre Tibétains, un peu plus haut dans la même  rue, que nous allions faire une rencontre inoubliable, la BSS.   (la Boudha’s Smile School)

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Au Népal:

A Katmandou d’abord ou nous sommes allés rencontrer notre filleul .Sa grand mère à tenu à nous à héberger, elle le fait toujours depuis, quand nous y allons.

 

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Ils habitent dans la banlieue de Katmandou, à Boudha, un endroit de pélerinage Boudhiste et aussi un formidable lieu de rencontre entre ceux qui viennent du Tibet ,du Mustang , du Dolpo ou de Limi et qui croisent là ceux qui viennent de l’occident  de l’inde ou  bien d’ailleurs et tout ce monde tourne autour du grand Stuppa , il y à foule  particulièrement vers 17 heures et à cette heure là vous êtes certain d’y rencontrer une connaissance.

A Boudha également, il y à la »Manarasovar Academy » où sont scolarisées Pema et Palzom, dirigée par nos amies Miss Tsultrim et Miss Bijaya .

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Pendant les vacances d’hiver, l’école organise des picnics.

 

A PoKhara , avec d’autres amis, nous partageons des moments de fêtes et d’autres moments  plus sérieux…..mais toujours  de plaisir.

 

 

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Et puis Nous sommes allés à Dhorpathan avec Thupten, l’officier des camps de Tashiling et Dhorpatan, dont vous avez déja entendu parler.

 

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Enfin, nous  vous avons raconté notre voyage à Dhorpatan dans un précédent article, alors juste , quelques images,quelques souvenirs

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Au Tibet:

Il y à eu d’autres voyages encore…. mais l’ un d’entre eux nous a particulièrement marqués…….. Au Tibet. ou entre autre nous sommes allés  rencontrer la famille de notre amie…. qui vit en Inde  et n’a pas revu ses parents depuis plus de 25 ans, nous leur avons porté les seules photos qu’ils aient  eu d’elle depuis leur séparation.

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Pas de photo de ces rencontres, juste des souvenirs…………………………………….!

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Tashi delek..!.. Tsering..!….Dhondup..!

 

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               le sourire de cette jeune fille qui va à l’école de Dhorpatan est notre récompense à tous !

                                   

Voyage de Martine en Inde et au Nepal

 

 

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Compte rendu des visites au Népal et en Inde

Novembre /Décembre 2009

de Martine Buissier

 

 

   1) Rencontres avec 3 étudiants au Népal : ce sont tous des anciens de Dolanji dont nous avons décidé de financer les études

  •              Takla, 23 ans, originaire d’Humla (Nord-Ouest du Népal) :

 

takla

Takla est étudiant en 2ème année à « Katmandu Academy of Tourism and Hospitality ». Après quelques difficultés, il s’est orienté avec succès dans le tourisme en juillet 2008. L’association prend en charge sa scolarité, son logement et sa nourriture.

Sa formation dure 3 ans et devrait se terminer en novembre 2011. Il obtiendra un Bachelors Degree et pourra trouver un emploi de guide touristique assez facilement.

Il vit à Kathmandu avec son frère de 20 ans, étudiant en comptabilité, parrainé par ailleurs, il a un autre frère de 16 ans qui est en formation d’électricien et va repartir au printemps dans leur région d’origine. Takla est un élève excellent, motivé, coopératif, serviable, qui a beaucoup d’amis dans l’école, ce que confirme son directeur. Il a bien réussi ses examens de décembre 2009.

Il suit des cours pour perfectionner son anglais (cours payés par l’association) et travaille aussi bénévolement comme aide soignant dans un foyer d’enfants. Je lui ai suggéré de se trouver un emploi rémunéré pour commencer à se prendre en charge.

 

  • yungdrungYungdrung, 25ans, originaire de Dhorpatan.

Il étudie la peinture de thangkas à Katmandu dans une classe de 12 élèves, 3 jours à Swayambunat pour la peinture Bön et 3 jours à Bodnath pour la peinture bouddhiste. Il est au 1er niveau pendant 2 à 3 ans et quand son maître le jugera, il passera au 2ème niveau dans un atelier ouvert aux touristes. Il ne paie pas de frais de scolarité, l’association prend en charge ses frais de logement et de nourriture à Kathmandu depuis avril 2008.

C’est un jeune réservé, introverti mais souriant quand je prends le temps de rester avec lui.

De nationalité tibétaine et non népalaise, il perd beaucoup de temps dans ses études car il doit faire tamponner sa carte de séjour de réfugiés tibétains chaque année dans la ville où elle a été émise à l’origine, c’est à dire à Dolanji plus exactement à Nahan ou Solan, en Himashal Pradesh, le head office du district de Dolanji.

 

  •                      Phurbu, 22 ans, ancien de Dolanji originaire du Mustang.

phurbu

Il a terminé ses études au lycée de Pokhara tout en enseignant les mathématiques dans une école réservée aux enfants du Mustang. En octobre 2009, il a réussi la sélection d’entrée à l’EIA « Enlightened International Academy », à Pokhara : 28 étudiants ont été sélectionnés et il a commencé mi novembre, entrée décalée à cause de la grève générale. L’association a payé son inscription et ses frais de scolarité. Il étudie la comptabilité, l’informatique, l’économie et l’anglais. Il a un grand besoin de s’acheter un ordinateur et je pense que l’on pourrait lui faire un micro crédit, comme pour le VTT – qu’il a revendu dès qu’il a déménagé et s’est rapproché de son Institut. C’est un garçon sérieux et digne de confiance. (Le CA a donné son accord pour ce prêt).

                                                 2)   Rencontre avec Thupten à Pokhara (Népal)

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Représentant du gouvernement tibétain en exil, il intervient dans 4 camps de réfugiés : Tashiling à Pokhara, Dhorpatan, Mananga et Samdo, à la frontière tibétaine. Depuis 3 ans, il est notre coordinateur pour Dhorpatan, ce qu’il accepte de faire bénévolement. Il travaille à Pokhara mais sa famille (sa femme et ses 3 enfants) habitent à Kathmandu.

L’école népalaise de Dhorpatan compte maintenant 295 enfants inscrits (211 garçons et 84 filles…) et 3 professeurs payés par le gouvernement. Avec l’argent de l’association, il fera acheter et apporter au printemps des uniformes (des chemises marron, moins salissantes!) des bottes et des fournitures scolaires. Nous payons aussi le salaire d’un quatrième professeur et au printemps prochain, d’un professeur d’anglais en plus.

L’école tibétaine ne compte que 7 enfants mais répartis dans 2 hameaux éloignés, un professeur tibétain, rémunéré par nous, allant à mi-temps dans chacun des 2 endroits. Les tibétains ne veulent pas envoyer leurs enfants à l’école du gouvernement car on n’y enseigne pas le tibétain. Quand ils grandissent, les enfants tibétains sont scolarisés à Pokhara ou à Kathmandu (ou envoyés à Dolanji…)

 

 

                                        3)   Rencontre avec Kedar à Kathmandu

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Kedar est un acteur important de l’association « Action Dolpo » et il a accepté d’être provisoirement notre intermédiaire avec le village de Kagkot. Situé dans le district du Dolpo, il s’agit en fait de plusieurs hameaux faisant partie du même VDC (canton) de Mukot, au nord du Daulaghiri. Les hameaux sont situés à l’est du Dolpo, dans la vallée de Barbung, loin des treks touristiques et souvent « oubliés » par le gouvernement népalais pour le versement des subventions auxquelles ils ont droit. Il y a 10 à 20 familles par hameau.

Tsewang Tenzin, ancien chef de village et toujours très respecté, a contacté Kedar il y a quelques années pour la construction d’une école .Tous les habitants des villages alentour, très motivés, se sont mis d’accord pour que l’école commune soit à Kagkot, bien placé stratégiquement par rapport aux autres hameaux et dont l’école existante mais restée longtemps non opérationnelle sera plus facile et moins chère à agrandir. Une ligne téléphonique est désormais installée au village. Les villageois récoltent le bois environnant pour faire fabriquer par des charpentiers tables et bancs de l’école et sont désireux de s’impliquer dans ce projet d’école.

L’année scolaire officielle dure d’avril à novembre inclus soit 8 mois. En 2009, il y avait 54 enfants, 3 professeurs pour 4 niveaux (2 maternelles et 2 cours primaire), l’école a pu fonctionner de juin à octobre. En 2010, il y aura environ 70 élèves et 5 niveaux, moitié garçons et filles et les villageois souhaitent que l’école marche pendant les 8 mois. Le 31 juillet 2009, grâce à un premier versement de notre association, a eu lieu la distribution des fournitures scolaires achetées et acheminées par Kedar (photo ci-contre).

Le projet actuel consiste à assurer le fonctionnement de l’école en complétant la rémunération des 3 professeurs en place (comme cela se pratique au Népal où les ONG apportent un complément de salaire aux professeurs payés par le gouvernement), en prenant en charge le salaire d’un professeur/coordinateur en plus et d’un cuisinier, et à renouveler les fournitures scolaires et les uniformes.

                                               4) Les étudiant de Sarnath (Inde)

 

Les 12 étudiants que nous aidons sont tous aussi des anciens de Dolanji qui sont inscrits à l’Université tibétaineetudiants (CIHTS). Certains terminent ici leurs années de lycée (niveaux 11 et 12) puis choisissent leurs études : art et culture, médecine, philosophie. La plus ancienne est en 5ème année d’études de médecine tibétaine (qui durent 9 ans). Ils sont tous très épanouis t motivés et reconnaissants de l’allocation que nous leur donnons (12€/mois chacun) qui leur permet d’acheter livres (d’occasion souvent) produits de toilette ou autres produits de base qui leur sont nécessaires. La scolarité et la pension sont gratuites.

 


 

 

 

 

 

                              5) Buddha’s smile school (BSS : Sarnath, Inde)

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Rappel : il s’agit d’une école privée, dirigée par une indienne, Rajan Kaur Saini, accueillant des enfants de familles vivant dans des conditions de misère extrême. L’association a pris en charge depuis 3 ans les repas de midi préparés par le mari de Rajan, Sukdev, victime, en mai 2009, d’un grave accident de moto qui a nécessité l’amputation d’une jambe. Les repas ont continué à être préparés par ses employés et son beau-frère et servis sans interruption malgré cet accident. Sukdev, maintenant appareillé, a recommencé à travailler (photo ci-dessus).

 

Dans les 8 classes primaires, il y a toujours 220 enfants ; il y a une liste d’attente de plus de 10 enfants mais il n’y pas de place pour eux en l’état actuel des locaux.

Cette année 23 enfants, 8 filles et 15 garçons, ont été scolarisés en école secondaire : ils vont dans 2 écoles différentes, une pour filles à 45 minutes de Sarnath, de 7h30 à 13heures. Une pour garçons de 9h à 16 heures. Les 23 enfants reviennent à Buddha’s Smile School après leur cours pour des cours de soutien, d’études sous la surveillance de Rajan ou de Jagdish, son frère et « Principal » de l’école, seule présence masculine du personnel enseignant, compétent et dévoué. Le lavage des mains au savon (photo ci-contre) avant chaque repas, servi vers 11h, fonctionne bien. Rajan signale qu’il y a moins d’enfants malades cet hiver.

Je suis allée avec Rajan, Jagdish et deux professeurs rendre visite à la communauté Bengali, près de Varanasi. De nombreux enfants de ce groupe ethnique sont scolarisés à Buddha’s Smile School. Ce sont des ramasseurs d’ordures et de toutes sortes de tissus et objets, qu’ils revendent sur les marchés. Ils vivent au milieu de détritus, dans des huttes recouvertes de toiles et plastique et nous ont reçus avec joie et rires. Spectacle incroyable et émouvant. Rajan fait un travail important d’assistante sociale et les parents acceptent petit à petit de scolariser leurs enfants, sont heureux du repas quotidien qu’ils reçoivent à l’école et commencent à empêcher leurs enfants d’aller mendier dans les rues.

Le changement de comportement se fait sentir –ils sont curieux d’apprendre, de plus en plus propres et j’ai mesuré encore cette année l’importance de la scolarité de ces enfants des plus basses castes, d’intouchables et de sans- abri, grâce à l’aide d’association comme l’Arche de Dolanji, qui finance les 220 repas quotidiens. Ce repas est un argument de poids dans l’acceptation des parents à scolariser leurs enfants et à les empêcher de mendier. J’ai constaté encore une fois la nette différence entre les tout petits, arrivant sales, nus pieds parfois, et les plus âgés ; dès l’âge de 7 ans déjà, ils sont plus propres, plus soignés, coiffés et très heureux de venir à l’école et d’apprendre !

Martine Buissier. Chambéry.

 

voyage à sarnath 02/08

Séjour de Jacqueline Coudurier et Chantal Foin en Inde du 21 février au 7 mars 2008

Ce voyage avait pour objectifs:

1) Mettre au point le nouveau projet à Sarnath- la boudhas’ smile school (BSS)

2) Rencontrer les étudiants de Dolanji que nous soutenons financièrement, inscrits à l’université bouddhiste de Sarnath (CIHTS)

3) Enfin se rendre à Dolanji pour rencontrer les enfants, dont les 21 parrainés restant,

Expliquer  le pourquoi de notre désengagement progressif et leur parler de nos nouveaux projets.

BOUDDHA’S SMILE SCHOOL


Nous avons commencé notre séjour par la visite de la Buddha’s Smile School (BSS)
qui est située dans une banlieue nord-est de Varanasi (ex Bénares) un peu l’écart du bruit, de l’agitation, des embouteillages.
Aprés une nuit dans le train, nous avons été immédiatement accueillies à l’école par Rajan et son mari Sukhdev. Pendant une semaine, nous avons pu observer, prendre contact et organiser notre aide.

Cette petite école privée a été créée en 2003 par une jeune femme indienne, Rajan, pour accueillir les enfants trés pauvres vivant au bord des routes ou dans des bidonvilles, de la caste des Intouchables. Ces enfants, pour survivre, mendient autour des temples bouddhistes nombreux à Sarnath.


Au début elle s’est occupée seule d’une vingtaine d’enfants et au fil des années, elle a accueilli de plus en plus d’enfants pour atteindre aujourd’hui le nombre de 220, maximum qu’elle puisse faire vue l’exiguîté des locaux. Les enfants de 3-4 ans jusqu’à 13-14 ans se serrent dans 6 petites salles sans fenêtre ni porte Il y a quelques bureaux pour les plus grands dans 2 salles. Devant, une petite cour ou les enfants prennent leur repas vers 10h30 en 2 services. Ce repas est préparé par Sukhdev et ses aides cuisiniers dans le petit restaurant contigu.


Pourquoi et comment l’Arche de Dolanji a-t-elle décidé d’aider cette école?



Rajan a pu mener à bien son projet grace à une association américaine qui a tout financé jusqu’à présent ( salaire des enseignants, matériel scolaire, repas ) Les uniformes ont été payés par un donateur particulier ainsi que l’achat récent d’un minibus permettant d’aller chercher les enfants dans leur village et de les ramener.
Mais depuis l’automne dernier, cette association a annoncé qu’elle ne pourrait plus financer les repas à partir de février 2008. Un membre de notre association, étant venu voir les étudiants du CIHTS, a pu visiter cette école et comprendre la vive inquiétude de Rajan et son mari: si les enfants ne recevaient plus ce repas quotidien, le seul pour la majorité, ils ne viendraient plus à l’école.
L’association a donc pris la décision de financer les repas des 220 enfants à partir de mars 2008.
Le coût du repas a été évalué à 15 roupies, ce qui fait une somme de 1500 rps par mois environ. Nous avons apporté 4500€, ce qui correspond à la prise en charge des repas pour 3 mois (Mars, Avril, Mai).
Le rêve de Rajan est bien sûr de pouvoir agrandir les locaux afin d’accueillir un maximum d’enfants, car, pour l’instant elle ne peut accueillir que les plus pauvres parmi les pauvres. Elle aimerait aussi créer un petit internat afin de pouvoir soustraire certains enfants à l’influence trop néfaste de leur milieu (maltraitance par parents alcooliques, petites filles violées
ou menacées d’étre vendues..)

L’école fonctionne tous les jours de 8h30 à 13h, sauf le dimanche. Chaque matin le minibus et 2 autorickshows vont chercher les enfants dans les différents villages ( au nombre de 6 dont un village de lèpreux). Nous avons pu aller visiter ces villages avec Rajan et l’équipe d’enseignantes. Ce fut trés éprouvant, mais aussi tellement émouvant de voir comment le dévouement de cette équipe est récompensé par l’accueil et le sourire des enfants.

les enfants reçoivent un enseignement de languues (anglais,hindi) dès la maternelle,de math et matières générales,dispensé par 7 jeunes indiennes.Il y à six niveaux correspondant à 1année de maternelle et 5 années de primaire.
le frère de Rajan fait office de directeur.

 

 L’idée d’acheter un terrain contigu à la maison actuelle est en cours, la construction ne fait pas peur à Sukdev, comme il l’a déjà fait pour l’école, son restaurant, sa maison. Tous deux ne ménagent ni leur temps ni leur peine, ni leur amour des enfants pour tout cela.
Vous pouvez consulter le site internetÅ: http://www.buddhas-smile-school.org


LES ETUDIANTS DU CIHTS:

( centre des hautes études Tibétaines)

7 étudiants de Dolanji ( 10 en 2008) sont aidés par notre association, 4 filles et 3 garçons..Une fille est en 3éme année de médecine tibétaine, tous les autres sont en 1° année.

Les 3 garçons étudient l’Histoire Tibétaine, 2 filles la médecine tibétaine et la 3° fille l’Economie.
Ils ont tous 9 années d’études à faire. 

– Les frais de scolarité, hébergement et nourriture (hors vacances scolaires) sont pris en charge par l’Université. Ils sont hébergés en chambres de 6 (pour les filles) ou 8 (pour les garçons). Les locaux sont corrects, douches et wc collectifs. L’internat des filles et des garçons sont séparés et clos. Il existe un gardien pour chaque bâtiment, les filles doivent rentrer à 18h, les garçons à 19h30, de la 1°à la dernière année. Ils travaillent beaucoup en bibliothèque, la discipline est stricte.

L’ensemble des locaux est situé dans un parc agréable, boisé et trés propre, véritable havre de paix compte tenu de l’environnement à l’extérieur du centre.
– Tous les étudiants que nous aidons sont originaires du Népal, (Mustang, Dolpo ou Kathmandhu). Ils étaient scolarisés à  Dolanji depuis l’age de 6 ou 8 ans, ne sont jamais retournés chez leurs parents, sauf U… qui a fait le voyage dans son village natal l’an dernier.
Ils ont tous passé les vacances d’hiver à Dolanji . C’est le BCWC- Nyima tsering- qui est leur responsable à Dolanji. Dolanji reste leur port d’ancrage. Ils seront en vacances d’été du 22 mai au 7 juillet 2008.
Notre aide financière a été fixée  pour chacun d’eux aprés évaluation de leurs besoins (vêtements, chaussures, produits d’hygiène.).


DOLANJI

Aprés 28h de voyage depuis Varanasi, Dolanji nous semble plus que jamais une enclave dorée. Le but de cette visite étant d’expliquer aux responsables et aux enfants la diminution de notre aide financiére.

– Nous avons trouvé les enfants en super forme, bien habillés. Ils ont tout de suite approuvé notre projet auprés des enfants des rues de Sarnath.
– Le nouveau bâtiment du BCH (3 étages dont 2 aménagés en dortoir pour les petits et les filles d’âge intermédiaire) est terminé, il reste le ménage à faire et les enfants devraient pouvoir y dormir dans 15 jours.
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Comme nos visites à Dolanji seront plus rares maintenant, la responsable du BCH, Tsering Dolkar nous a promis de transmettre le courrier aux enfants. Vous pouvez lui écrire et indiquer le nom de l’enfant en second;
Idem pour le BCWC: adresser le courrier à Geshe Yungdrung qui le transmettra à l’enfant.
Adresse: BCH ou BCWC :Dolanji, P.O. Kotla PanjolaVia Oachghat-Solan, distt. Simour H.P Indi

Nyma Tsering s’occupe des étudiants qui quittent Dolanji à la fin de leur scolarité, nous restons en contact avec lui pour une aide éventuelle (cf les étudiants de Sarnath)
-SS Menri Trizin XXXIII ( équivalent du dalaï lama pour les bönpos ) trouve notre projet de Sarnath trés positif car dit-il ,la situation des petites filles en Inde est trés difficile, des décés déguisés en accident du fait du probléme de dot lors du mariage.
Nous avons été bien accueillies.
Pour ceux qui veulent se rendre à Dolanji, ils seront toujours les bienvenus.
Voilà 11 années de travail qui se terminent et nous pouvons en mesurer les résultats positifs

 Merci à tous ceux qui nous suivent ou nous rejoignent vers de nouveaux horizons.

Chantal et Jacqueline

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