Catégorie : DHORPATAN (Page 2 sur 2)

Dhorpatan 2013

Nous avons  eu la possibilité : 

  • de  voir le fonctionnement de l’école : effectifs, besoins de matériel,
  • de rencontrer le nouvel officier du camp de réfugiés tibétains de Tashiling à Pokhara qui remplace Thupten  Choephel qui a été le coordinateur de notre aide pendant de nombreuses années.

Par ailleurs, nous avons  commencé les démarches pour la mise en place d’une ONG locale qui serait en mesure de travailler avec une ONG étrangère en particulier avec l’Arche de Dolanji.

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L’école
Les élèves :
456 enfants fréquentent l’école cette année  dont une petite majorité de filles. Très  tôt les garçons accompagnent leur père dans les déplacements en caravane.

Beaucoup d’enfants ont entre 1h et 1h 30 de marche pour arriver à l’école. Le taux
d’absentéisme est en moyenne de 10 à 15%, la période où il est le plus important étant l’hiver lorsqu’il y a de la neige et que les enfants sont bloqués dans leur propre village.

La plupart des enfants présents à l’école sont des dalits , la caste la plus basseou bien des Janajati qui est également une basse caste.

Les classes :
Au mois de mai, la classe 8 ( équivalent au niveau quatrième) ouvrira. Deux nouvelles classes ont été construites.

Le gouvernement n’a financé que 45% de cette construction, le reste est dû à un club de jeunes d’un village de la région et à l’aide matérielle des villageois qui ont fourni les pierres et le bois.

 

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 L’équipe enseignante nous a remis un projet de modernisation de l’école. L’arrivée de l’électricité permet d’envisager l’achat d’ordinateurs et d’une photocopieuse.

Il faudrait également construire un nouveau bâtiment avec une salle d’activité assez vaste . Les enseignants aimeraient avoir des uniformes et nous demandent d’en financer l’achat .
Ces demandes importantes seront examinées par le conseil d’administration de l’association.
Les enseignants :
Les salaires des 3 enseignants salariés par l’association ont été fixés en fonction de leur niveau de formation. Ils varient de 145 à 88 € par mois.

Ces enseignants habitent Dhorpatan avec leurs familles. Nous espérons donc qu’ils resteront et s’investiront dans leur travail. On m’a d’ailleurs assuré que leur taux de présence était supérieur à celui des 3 enseignants envoyés par le gouvernement. 3 autres enseignants payés par le comité de village travaillent à l’école.

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dhorpatan 1355

 La mise en place d’une ONG locale

Cette démarche est effectuée afin d’officialiser notre aide entre l’école administrée et fréquentée par une population népalaise et notre association. Jusqu’à présent , notre aide était uniquement gérée par le responsable d’un camp tibétain à Pokhara chargé également de la gestion du camp tibétain de Dhorpatan : Thupten .

dhorpatan 1360b

Mr Deepack Thapa – président du comité de village

Bien que l’école ne soit fréquentée et gérée que par des Népalais , seule la communauté tibétaine intervenait pour la gestion de notre aide. Grâce aux qualités de Thupten,.ce fonctionnement a toujours apporté entière satisfaction,permettant de rapprocher les communautés Népalaises et Tibétaines.
Pendant mon séjour, de nombreuses réunions ont eu lieu afin de mettre en place une ONG locale.
Parmi les 11 membres de la future ONG, figurent des responsables tibétains, des responsables
Népalais et des enseignants . il reste à trouver un secrétaire qui maitrise bien l’anglais et que l’on
puisse contacter facilement ; il faudra aussi prévoir l’ouverture d’un compte bancaire .

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Tsutrim Dorjee – Responsabe de Tashiling et de la communauté Tibétaine de Dhorpatan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tashi Tseten

 

 

 

 

 

 Monsieur Tashi Tseten continuera à servir d’intermédiaire entre l’école et le
responsable du camp de Tashiling à Pokhara.


De retour à Katmandou,  nous avons  pu rencontrer Yungdrung, l’étudiant peintre que nous soutenons depuis quelques années ; il finira ses études au mois de Juillet prochain et doit travailler sur des projets de chantier de décoration de bâtiments.

Avant de partir, il ne nous restait plus qu’à effectuer quelques achats d’artisanat pour les différentes ventes prévues en France.

Cordialement à tous

MH

 

 

Dhorpatan 2013

 

Dhorpatan, avril 2013

 

dhorpatan-9931.JPGNous avons  eu la possibilité :  de  voir le fonctionnement de l’école : effectifs, besoins de matériel, de rencontrer le nouvel officier du camp de réfugiés tibétains de Tashiling à Pokhara qui remplace Thupten  Choephel qui a été le coordinateur de notre aide pendant de nombreuses années.
Par ailleurs, nous avons  commencé les démarches pour la mise en place d’une ONG locale qui serait en mesure
de travailler avec une ONG étrangère en particulier avec l’Arche de Dolanji.

dhorpatan 5463

 

 

L’école
Les élèves :
456 enfants fréquentent l’école cette année  dhorpatan 5614b

dont une petite majorité de filles.

Très tôt les garçons accompagnent leur père dans les déplacements en caravane.
Beaucoup d’enfants ont entre 1h et 1h 30 de marche pour arriver à l’école. Le taux
d’absentéisme est en moyenne de 10 à 15%, la période où il est le plus important étant l’hiver
lorsqu’il y a de la neige et que les enfants sont bloqués dans leur propre village.
La plupart des enfants présents à l’écolesont des dalits , la caste la plus basse  ou bien des Janajati
qui est également une basse caste.
Les classes :
Au mois de mai, la classe 8 ( équivalent au niveau quatrième) ouvrira.
Deux nouvelles classes ont été construites. Le gouvernement n’a financé que 45% de cette
construction, le reste est dû à un club de jeunes d’un village de la région et à l’aide matérielle des
villageois qui ont fourni les pierres et le bois.

 

dhorpatan 1473

L’équipe enseignante nous a remis un projet de modernisation de l’école. L’arrivée de l’électricité
permet d’envisager l’achat d’ordinateurs et d’une photocopieuse. Il faudrait également construire
un nouveau bâtiment avec une salle d’activité assez vaste . Les enseignants aimeraient avoir des
uniformes et nous demandent d’en financer l’achat .
Ces demandes importantes seront examinées par le conseil d’administration de l’association.
Les enseignants :
Les salaires des 3 enseignants salariés par l’association ont été fixés en fonction de leur niveau de
formation. Ils varient de 145 à 88 € par mois. Ces enseignants habitent Dhorpatan avec leurs
familles. Nous espérons donc qu’ils resteront et s’investiront dans leur travail. On m’a d’ailleurs
assuré que leur taux de présence était supérieur à celui des 3 enseignants envoyés par le
gouvernement.
3 autres enseignants payés par le comité de village travaillent à l’école.

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dhorpatan 1355

 

                                                              La mise en place d’une ONG locale

Cette démarche est effectuée afin d’officialiser notre aide entre l’école administrée et fréquentée
par une population népalaise et notre association. Jusqu’à présent ,notre aide était uniquement
gérée par le responsable d’un camp tibétain à Pokhara chargé également de la gestion du camp
tibétain de Dhorpatan : Thupten . Bien que l’école ne soit fréquentée et gérée que par des
Népalais , seule la communauté tibétaine intervenait pour la gestion de notre aide .
Grâce aux qualités de Thupten,.ce fonctionnement a toujours apporté entière satisfaction,
dhorpatan 1360bpermettant de rapprocher les communautés Népalaises et Tibétaines.
Pendant mon séjour, de nombreuses réunions ont eu lieu afin de mettre en place une ONG locale.
Parmi les 11 membres de la future ONG, figurent des responsables tibétains, des responsables
Népalais et des enseignants . il reste à trouver un secrétaire qui maitrise bien l’anglais et que l’on
puisse contacter facilement ; il faudra aussi prévoir l’ouverture d’un compte bancaire .

 


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  Mr Deepak Thapa

  président du comité de village

 

                                             

 

                                

 

  Monsieur Tsultrim Dorjee,  responsable de Tashiling et de la communauté Tibétaine de Dhorpatan                                                                                       


Monsieur Tashi Tseten continuera à servir d’intermédiaire entre l’école et le
  responsable du camp de Tashiling à Pokhara.

 

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– De retour à Katmandou,  nous avons  pu rencontrer Yungdrung, l’étudiant peintre que nous soutenons
depuis quelques années ; il finira ses études au mois de Juillet prochain et doit travailler sur des
projets de chantier de décoration de bâtiments.

 

– Avant de partir, il ne nous restait plus qu’à effectuer quelques achats d’artisanat pour les
différentes ventes prévues en France.

 

 

                       Cordialement à tous

                                MH

voyage à Dhorpatan et Kagkot (2)

 

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                         Le 23 septembre, nous disons au revoir à Thupten

                qui part de son côté pour retourner à Pokhara par le Jalja La

                                    puis  nous quittons   Dhorpatan! 

 

Nepal 0258

 

Nous allons vers le nord, pour contourner la chaîne du Daulaghiri sur son flan ouest. Dès le premier jour, il nous faut franchir un col à plus de 4000m et c’est l’incident qui aurait pu tourner mal : Monique glisse en traversant un torrent et se fait très mal à la jambe. Rien de cassé, elle se remet debout mais ne peut marcher et va devoir faire les ¾ de la suite  trajet à cheval.

 

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Il pleut tous les après-midi et toutes les nuits pendant les 4 premiers jours, le sol est détrempé et il nous faut passer encore 2 cols à 4100 et 4500m avant de laisser les nuages derrière nous et arriver  enfin  dans le Dolpo.

               Encore 2 jours et demi, et nous voici à Kagkot, le 30 septembre.

 

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  Est-ce qu’on sait qu’on arrive ? Nous n’avons rencontré personne sur le chemin jusqu’aux premiers chortens du village.

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Et là, d’un seul coup, tout le village est là, les hommes à gauche, les femmes à droite,tout à la main :Fleurs, kagtags (écharpes) et vases de tchang (bière locale) et rakshi (alcool de grain tout aussi local) ! Un jeune homme s’avance, c’est Kunga, le nouveau professeur de tibétain originaire de la vallée de la Tarap.

 Certaines d’entre nous ont du mal à contenir leur émotion devant cet accueil plus improvisé mais tout aussi chaleureux que la dernière fois !

 

Puis nous allons en procession jusqu’à l’école dolpo 1 608 (2)

où les enfants nous attendent,  

bien alignés devant le nouveau

bâtiment scolaire.

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Une réunion avec le comité de l’école est organisée des le lendemain.

Fonctionnement de l’école

Tenzin Norge Primary School

Mukot-3, Kagkot

 

61 élèves : 24 filles, 37 garçons (62 en 2010)

Nursery : 16,Low Kinder garden : 15, uper kinder garden : 17

Classe I : 9 Classe II : 4 (Il y avait 5 élèves l’an passé en classe II, mais un garçon originaire de Mukhot est parti au monastère local pour y devenir moine)

Origines des élèves extérieurs à Kagkot :

Pimri : 7;  Seri : 3 ;Terengaon : 3 ;Mukhot : 3fillette Kag-copie-1

Et 3 enfants venant de villages en aval de la vallée ne faisant pas partie du même district.

Enseignants :

Directeur : Gokarna Paudel

Bishnu Adhikari (absent pour cause de maladie, nous n’avons pu le voir car il était en soins à Nepalgang. Il devait rentrer après notre départ)

Le gouvernement népalais a supprimé le 3ème poste occupé l’an passé par Mrs Dhana Laxmi

Les deux autres professeurs sont rémunérés par l’Arche de Dolanji :

Sunita Moktan (notre coordinatrice)

Kunga Samdup : 20ans, nouvel enseignant de tibétain venant de la Tarap

Il faut ajouter le cuisinier, Tolman Tamang, qui donne aussi des coups de main à l’école (rôle de surveillant)

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Le comité de l’école se compose du chairmandolpo 1 771 (2)

( maire) , chargé de la construction de l’internat ; de  Tsewang Gurung, de

Serrang Gurung, responsable de l’école et  de Phurbu Dumdup, « social worker »

 

L’école fonctionne du 15 mars jusqu’au début novembre, de 9h à 16h avec une pause à midi. Un mois d’arrêt en juin pour la collecte du yarsagumbo (champignon trés prisé dans la pharmacopée chinoise et  donc vendu cher par les montagnards qui le récoltent)

Pas de vacances pour Daisen en octobre (à part 2 jours de fête)

Le bâtiment scolaire comprend 5 salles. Les classes I et II sont regroupées dans la même salle, une salle reste vacante pour le moment. Les professeurs disposent des anciens bâtiments où ils ont leurs chambres, un bureau où sont rangées les fournitures.Ils disposent également de la cuisine et de deux toilettes. Ils ont aménagé une petite bibliothèque pour les enfants. Les toilettes (payées par le gouvernement) pour les élèves sont en cours de construction mais ne sont pas encore terminées.

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Sunita dans sa classe

                           Kunga Samdup  et sa classe.

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dolpo 1 705 (2)                                       Chants devant l’école

 

Les besoins :

  • Equiper la classe III (4 élèves)
  • Remplacer les cartables achetés il y a 2 ans et qui en ont bien besoin
  • Acheter des jeux éducatifs pour la maternelle et des livres pour la bibliothèque
  • Des uniformes (de type tibétain comme à Dhorpatan ?)
  •   Bien sûr, ils aimeraient un professeur de plus, mais le gouvernement devrait recréer un poste ( à vérifier dans le temps!)

 

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Découverte des photos prise lors de notre dernier passage .

 

Notre bonne impression générale de l’école, se confirmera les jours suivants. L’équipe enseignante travaille dans de bonnes conditions, il y règne une très bonne ambiance, les enfants sont studieux, les classes vivantes, bien décorées, l’atmosphère est familiale, chaleureuse.

Sunita a appris à ses élèves des danses népalaises. L’an dernier, elle a fait le tour des villages pour les produire et récolter de l’argent qui lui a permis d’acheter une installation solaire assez puissante pour alimenter son ordinateur, une imprimante, une sono.Ell  a  cependant dû demander 200€ au comité de village  pour payer les frais de transport de son installation.

Le directeur aussi a fait le tour des villages  mais, lui, pour inciter les habitants  à envoyer leurs enfants à l’école.

 

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L’internat

A notre grande surprise et déception, la construction de l’internat n’a pas commencé cette année.sous divers prétextes ! Donc on verra au printemps prochain…Un architecte de Khatmandu a pourtant fait les plans, prévoyant  que 30 internes seraient répartis en 2 dortoirs (garçons et filles), 2 salles d’études, un réfectoire, des toilettes et une salle de bain.

En réalité, les gens de Kagkot on tendance à penser que cet internat devrait être réservé à leurs propres enfants (demande qui nous a sidérés !)      

Les habitants des autres villages ont bien collecté des pierres, mais il n’y en aurait pas assez, et on ne voit pas de réserves de bois. Il y a des malentendus entre les villages : à Garengaon, les habitants   ont cru que les pierres qu’ils avaient apportées l’an passé devait servir à l’internat alors qu’elles ont été utilisées pour la nouvelle école. Ils pensent donc avoir été trompés.

 

Les villageois de Kagkot ont aussi un autre projet immédiat qui les mobilisent  :

Celui de    déplacer leur village, blotti au chaud contre la falaise mais  gravement menacé par des chutes de pierres. Un « lotissement » est déjà préparé vers le gompa, dans la partie plate après l’école, avec réservoir d’eau et amenée de l’eau jusqu’à une série de fontaines bien réparties dans le futur village. Des  tas de pierres sont assemblées pour la construction des maisons. Une ONG basque espagnole envisagerait de fournir les maisons en équipement photo voltaïques.

Nous insistons pour que la construction démarre au plus tôt et pour les enfants des villages éloignés. C’est ce que nous redirons partout ainsi qu’à Tsewang Tenzin (chairman du district) rencontré à Dunaï (il n’avait pas été informé du versement de l’argent). Nous avons compris que les fonds d’Ecoliers du Monde et les nôtres se trouvent dans une banque à Dunaï et que l’argent sera débloqué au fur et à mesure des besoins de la construction. Nous voulons que cet argent serve et ne reste pas en banque ! Si la construction démarre en février/mars, elle pourrait être terminée en 2 mois. Resterait l’aménagement intérieur pour lequel on nous dit qu’il manque de l’argent, notamment pour la salle de bain qu’ils voudraient moderne. (comme en ville!)

 

village K

Maison de Kagkot au pied de la falaise.

 

 

Besoins en personnel :

Il nous est demandé de prévoir un cuisinier et un aide cuisinier,

2 « ayas » (aide maternelles) employées pour s’occuper des enfants, de leurs toilettes et de leurs lessives,

Un surveillant,

Un agent de santé qui pourrait aussi s’occuper des villageois. 

 

Les familles fourniraient matelas, couvertures, vêtements et provisions (farine, beurre) mais il faudrait prévoir un complément pour la nourriture.

On nous demande aussi un équipement électrique solaire (à voir avec l’association basque ?).

 

Sunita devrait pouvoir nous établir des budgets prévisionnels séparés pour l’école et l’internat.

Nous avons proposé à Tolman, moyennant une augmentation de son salaire, de faire la cuisine pour tout le monde (professeurs et élèves) avec l’assistance d’un aide-cuisinier.

Une aya pourrait aussi suffire au début et l’équipe enseignante se relayer pour surveiller les pensionnaires ?

L’agent de santé serait bien nécessaire : certains enfants sont couverts de croûtes purulentes, le directeur a quelques médicaments à donner mais il n’est guère compétant et les mesures d’hygiène élémentaires ont bien du mal à être respectées. 

( beaucoup de besoins de santé,l’espérance de vie dans ces régions est trés basse, un peu plus de 40 ans.)

 

Les autres villages :

Ils se trouvent tous à environ 4000m sauf Terengaon,qui est un peu plus bas, et nous les avons tous visités, en faisant des réunions avec les responsables pour discuter du projet d’internat.

famille de Pimri

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Pimri 

31 maisons, réparties en 2 hameaux et environ 170 habitants. 7 enfants sont scolarisés à Kagkot, hébergés dans de la famille. Ces hébergements semblent tous être assez problématiques, les enfants livrés à eux-mêmes. Si l’internat fonctionne ils pourraient envoyer une quinzaine d’enfants entre 8 et 13 ans.

Il existe un bâtiment scolaire (nous ne l’avons pas vu en faisant le tour du village !) mais trop vieux et le gouvernement paie 2 professeurs qui sont venus travailler 2 mois en faisant la classe, dans une cour pleine de crottes de chèvre, à 25 élèves. Les villageois souhaiteraient la construction d’une école ici avec un professeur, comme à Garengaon, pour scolariser les plus jeunes.

 

Garengaon , 14 maisons.

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L’école y est faite par

Dawa, 20 ans, qui à été  recruté par Kedar et payé par l’association , le Chant des Pistes.Il  y enseigne à 13 élèves : Nursery : 7 dont 1 garçon et KG : 6 dont 1 garçon.

Les garçons sont  ensuite envoyés dans des monastères au Mustang ou à Kathmandu…

Les 3 fillettes ont 11, 13 et14 ans.

Il y a deux classes meublées avec des bancs et des tables récents

 

(les copeaux sont encore dans la cour) mais il a manqué des clous pour faire une armoire pour le matériel.

L’école fonctionne de 10h à 16h avec une coupure d’une heure à midi. Les élèves ne sont pas très assidus et Kunga devant tout assurer seul ne parvient pas à enseigner le tibétain comme il serait censé le faire. Les deux professeurs salariés par le gouvernement ont déserté : l’un d’eux ne s’est pas présenté, l’autre est resté 3 jours…Dawa est ici depuis le mois de juin et loge chez l’habitant. On le sent un peu triste d’être ici seul alors qu’il y a une bonne équipe à Kagkot où il préfèrerait rester. Pas sûr qu’il reste l’an prochain…

Les gens d’ici sont en colère contre ceux de Kagkot qui n’ont pas construit l’internat mais nous leur faisons remarquer qu’il faut d’abord une école qui marche, avec des professeurs qui restent parce que logés décemment et avec de bonnes conditions de travail avant de pouvoir envoyer des élèves en internat. Ils pourraient alors envoyer une 10ne d’élèves.

Le chairman, Choïkap Gurung, est un homme cultivé, ancien professeur lui-même. Il donnait l’an passé des cours d’alphabétisation aux adultes mais il a arrêté. Il est responsable du bureau de poste mais il n’a ni timbres ni matériel…

Les demandes :

Une 3ème classe

Un professeur de tibétain

De l’électricité solaire pour l’école, le monastère (un minuscule temple abritant un moulin à prières), le bureau de poste, le bureau du VDC et les 14 maisons du village…

 

Seri

9 maisons et moins de cent  abitants. C’est d’ici que vient le jeune nouveau Guru Rimpoché intronisé cette année dans la vallée de la Tarap. Les murs à mani  » murs rassemblant de pierres offertes  portant chacune gravée  le mantra (incantation /instrument de pensée) : Om mani Padme hum. (joyau fleur du lotus) » ! et les chortens (monuments symbolisant la  liberation finale du Bouddha,   qui sont souvent des reliquaires)  sont mieux entretenus qu’ailleurs. 

dans le fond, un chorten

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Le chairman est Dorge Lama.

   3 enfants sont scolarisés à Kagkot actuellement mais ils pourraient être  8 ou 10 si l’internat fonctionnait, et gratuitement.

 

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      Lors de notre passage, la  moisson

   commençait juste alors qu’elles étaient   

            finies à Garengaon.

 

 

enfant paille SERI

 

 

A Terengaon

Villageois de Terengaon  filant de la laine

 

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Il y a 23 maisons et plus de 100 habitants.

Un bâtiment scolaire assez grand, construit il y a 5 ans par le gouvernement est désaffecté, sans mobilier ni hébergement possible (il n’y a pas de point d’eau à proximité). Une des 2 professeurs du gouvernement est passée, moins de 15 jours, elle a pris ses repas chez les gens mais ne les a pas payés ! L’autre n’est même pas venu. 3 enfants d’ici sont scolarisés à Kagkot, 5 garçons ont été envoyés dans des monastères au Mustang, à Pokhara ou à Kathmandu. Une 10ne d’enfants pourraient aller à l’internat de Kagkot.

 

Mukhot

Le plus gros village de la vallée après Kagkot, avec 34 maisons et environ 160 habitants. Tout au fond d’une vallée affluente de la Barbung, un col à 5000m le fait communiquer avec le Mustang.femme Mukkot

Le chairman est Norbu Gurung, il y a environ 30 enfants d’âge scolaire : 6 ont été envoyés dans des monastères, 2 en Inde, 3 à Kathmandu, 1 au Mustang. Un enfant est à l’école de Garengaon, logé chez ses grands parents. Un petit garçon de 10 ans, scolarisé à Kagkot, est maintenant au gompa (monastère) pour devenir moine. Des 4 fillettes inscrites l’an passé à Kagkot, il n’en reste aucune, elles  sont parties d’elle même car les professeurs ne parlaient pas tibétain (Kunga n’était pas encore arrivé).

Le gouvernement a promis de l’argent  pour la construction d’une école (le bâtiment d’ici est minuscule et sombre) avec une chambre pour les enseignants ; Mais les 2 professeurs payés cette année par le gouvernement n’ont fait ici qu’un petit tour, comme  d’autres ailleurs. Ils ne parlaient pas non plus tibétain.

Les familles sont prêtes à envoyer une vingtaine d’enfants a l’internat.

femme orge

Dans tous les villages, on nous a assuré être d’accord pour aider à la construction (collecte de pierres) fournir matelas, couverture, vêtements et nourriture pour l’enfant, mais tous refusent de payer en espèce même si on peu penser qu’ils en disposent !

Il y a aussi un gros problème avec les professeurs du gouvernement : comment sont-ils recrutés ? Pourquoi les paie-t-on pendant 13 mois par an alors qu’ils ne font  souvent même pas tous une apparition sur leur lieu d’affectation ? Pourquoi ne se préoccupe-t-on pas de leur fournir un logement décent ? L’inspecteur local (education officer) semble se ne pas se préocuper  de tout ça…Il n’était pas à Dunaï lors de notre retour et nous n’avons donc pas pu avoir de contact avec lui.

groupe enf K

Enfin, il semble aussi exister pas mal de querelles de clocher (pardon, gong ) entre les différents villages, et même entre les habitants d’un même village, chacun essayant de tirer la couverture à soi. 

 

D’après ces visites et entretiens, ce sont 65 enfants qui pourraient descendre à l’internat, prévu pour 30 (et en excluant les enfants de Kagkot qui ont leur famille sur place !).

Mais reste à voir ce qu’il en sera réellement, les familles ne sont pas si désireuses de se priver des enfants (surtout des filles) assez grands pour aider aux travaux de la maison ou des champs et garder le bétail. C’est surtout une maternelle dans leur propre village qui les intéresse, ils ne veulent pas se séparer des enfants trop jeunes.

 

 

 

Appareil Mathilde 090

femme de Mukhot allumant le feu chez elle.

 

En conclusion :

Nous avons eu une très bonne impression sur le fonctionnement de l’école de Kagkot, mais grosses difficultés pour la réalisation de l’internat et son futur fonctionnement. Sunita et Kunga pourront relayer les informations, le directeur est bien sur la même longueur d’ondes que nous mais il n’a pas d’adresse  mail. On peut aussi compter sur le chairman du comité, Tsewang Gurung.

A DunaïTsewang Tenzin est déconnecté des réalités du district dont il a la charge mais il nous a écoutés.  

 

moisson Pimri

                                                        moisson à Pimri

 

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Famille  sur la route près d’un col entre Dhorpatan et Kagkot

 

 

Et puis ensuite, le retour vers Katmandou

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et  le grand Stuppa de Boudha ( Bodhnath)……

                                                                             ……….Avant le grand départ!

 

 

Compte rendu rédigé pour le groupe par Annie et Monique

 

 

 

 

 

voyage à Dhorpatan et Kagkot (1 Dhorpatan)

 

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Voyage à

 

      Dhorpatan et Kagkot

                         en octobre 2011

 

 

Par

Monique Chantrel, Annie Mouchet, Claire Rougé
Catherine Leconte et Pierre Chantrel

 

Après un voyage Paris Katmandou effectué sans aucun problème, nous gagnons Pokkara très rapidement afin de préparer notre départ vers Dhorpatan puis Kagkot. Nous séjournons à la guesthouse de Tashiling d’où nous découvrons au lever du jour une vue superbe de l’Annapurna.

 

cou s pkr

 

 

Phurbu Gyaltsen profite de notre passage pour nous inviter chez sa sœur pour manger de succulents momos et nous faire ainsi découvrir son lieu d’hébergement. Il est toujours aussi actif et continue à donner des cours dans une école tout en continuant ses études.

Comme nous l’avait annoncé Thupten, nous ne rejoindrons pas Dhorpatan en passant par Burdibang : la mousson, très forte cette année, a provoqué 7 glissements de terrain rendant la piste impraticable. Nous devons donc prendre la route qui passe par Baglung, Béni puis Darbang et continuer à pied pendant 2 jours et demi en passant par le col du Jaljala à 3400m.

 

 

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Nous profitons de notre passage à Baglung pour prendre rendez vous avec « l ‘Education dolpo 1 072 (2)Officer » du district afin de lui présenter le rôle de notre association à l’école de Dhorpatan et d’évoquer les différents problèmes de cette école. Bien que l’on soit un samedi, seul jour de congé pour les écoliers et le personnel enseignant, Monsieur Hari Gautam accepte de nous recevoir avec beaucoup de gentillesse . Il vient de Baktapur et n’est en poste à Baglung que depuis 4 mois. Il se montre intéressé par notre action mais ne semble pas connaître les problèmes de l’école de Dhorpatan que nous lui présentons : le manque d’enseignants et de locaux et le nombre important d’élèves par classe. Cette rencontre nous permet d’avoir quelques informations sur le fonctionnement des écoles au Népal :

– le ratio normal est d‘un enseignant pour 45 élèves (il est supérieur à 65 à Dhorpatan et serait voisin de 100 s’il n’y avait que des enseignants gouvernementaux !).

-100 nouvelles classes seront construites dans le district pour la prochaine année scolaire. 

– une classe 7 devrait ouvrir à la rentrée prochaine à Dhorpatan puis une classe 8 l’année suivante.

 

– Les enseignants bénéficient de 10 jours de formation par an…

D’après Monsieur Hari Gautam, nous serions la seule association étrangère à soutenir une école dans le district de Baglung.

Puis c’est le départ pour Dhorpatan par le col du Jaljala car le chemin habituel est impraticable à cause des éboulements!

 

arrivée à Darbang

 

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pause thé prés du Jaljala

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Rizières près de Darbang

Le mardi suivant, nous arrivons enfin à Dhorpatan, contents de pouvoir se poser un peu au sec car la mousson est toujours là, avec ses sangsues et ses chemins boueux et détrempés. Nous avons vite compris pourquoi il était préférable d’acheter des bottes aux enfants de l’école et excusons volontiers l’absentéisme de certains élèves car beaucoup de chemins sont impraticables.

 

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Dès notre arrivée, nous faisons un passage rapide à l’école. Une surprise importante nous attend : deux nouvelles classes sont presque terminées, elles ont été construites en 2 mois à l’initiative d’une ONG locale qui serait financée par des Coréens. Les travaux doivent se terminer juste après la mousson.

Une rapide visite dans les classes nous permet de voir que, malgré l‘absentéisme dû à la mousson, les classes sont bien remplies.

Nous sommes attendus le lendemain à 10 h. Nous assistons à un spectacle de chants et danses au cours duquel nous découvrons les talents de musicien du directeur (il a même composé une petite chanson pour l’Arche de Dolanji).

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Après cette cérémonie d’accueil particulièrement chaleureuse, une réunion est organisée avec le comité d’école.

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L’effectif de l’école : 395 enfants sont actuellement inscrits à l’école

  une vingtaine viennent d’autres villages dont Bobang.

                   Kinder Garden : 54 ;  

                   Classe 1 : 47

                             Total : 101 (27 filles, 74 garçons)

 

                    Classe 2 : 66 (21 filles, 43 garçons)

                    Classe 3 : 65 (28 filles, 32 garçons)

                    Classe 4 : 67 (29 filles, 38 garçons)

                    Classe 5 : 43 (6 filles, 36 garçons)  Classe 6 : 50 (24 filles, 26 garçons)

 

– Au Kinder Garden, l’assiduité des enfants est peu importante.

– l’effectif dans les classes 5 et 6 reste important.

– L’accroissement de l’effectif serait dû à la renommée de l’école et au fait qu’elle soit aidée.

– 22 enfants de Dhorpatan sont actuellement en classe 7 et 8 à Bobang. Le directeur nous demande si on peut sponsoriser 2 enfants.

– Aucun enfant tibétain n’est scolarisé dans l’école.

– Le manque de filles inscrites en classe 5 n’est pas expliqué, et il y a aussi disproportion au Kinder Garden. Dans les autres classes le ratio filles/garçons tend à s’égaliser.

 

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Les enseignants :

– Chek Bahadur Adai est toujours directeur de l’école   . Il a pris beaucoup d’assurance et semble très fier de nous montrer une école qui fonctionne bien malgré des conditions très difficiles.

– 2 autres enseignants sont salariès  du gouvernement.

– 1 enseignant est financé par le comité d’école.

– 2 enseignants sont financés par l’Arche de Dolanji. Phurbu Dolma a arrêté de travailler en Mai. Elle a été remplacée par Tul Bahadur Kimai . Malheureusement, il était absent lors de notre passage, il était parti passer des examens. Il semble donner toute satisfaction et nous avons donc pérennisé son contrat .

– 1 enseignante, embauchée pour une année par une ONG locale, aide l’enseignante chargée du Kinder garden et de la classe 1.

 

Les nouvelles classes : Seulement 400 000 roupies ont été apportées par l’ONG locale pour financer les nouveaux bâtiments ; il reste donc 200 000 roupies (2000 €) à trouver pour finir la construction.

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– La dotation gouvernementale : D’après le comité d’école, celle ci n’a été versée que cette année.

 

LES BESOINS :

– Trouver 2000 € pour finir les nouveaux bâtiments ainsi que le financement pour équiper ces nouvelles classes en mobilier ;

 Les deux nouvelles classes

L’école aura besoin de 2 nouveaux enseignants ayant un niveau supérieur afin d’enseigner dans les classes 6 et 7 et il faut leur prévoir un salaire plus important.

– Les uniformes : nous demandons au directeur de veiller à ne donner des uniformes qu’aux enfants qui fréquentent assidûment l’école.

– Fournitures scolaires et peut-être aussi une photocopieuse !

 

Autres nouvelles de Dhorpatan :

– L’électricité va bientôt arriver : normalement, fin novembre, une partie des maisons pourra bénéficier d’un branchement électrique. Une petite centrale hydroélectrique a été construite. Toul le matériel : générateur, câbles, poteaux… est arrivé à dos d’hommes.

 

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les fils électriques sont installés

A terme, toutes les maisons de la vallée devraient pouvoir en bénéficier. (il y a 350 maisons dans la vallée proche et 2000 maisons dans la grande vallée, soit environ une population de 10 000 habitants.)

 

la mini centrale électrique

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L’agent de liaison entre Tashiling et Dhorpatan estTashi Tseten qui parle anglais et pourrait peut-être correspondre avec nous quand il va à Pokhara ( ?)

-l’école évangéliste que nous avions vu en 2008 est toujours là. Elle a simplement déménagé. Elle propose un internat mais celui ci est fermé faute d’effectif.

Elle accueille tout de même 130 enfants jusqu’à la classe 4. Neuf enseignants y travaillent ,  l’un d’eux un est d’origine Tibetaine  ,les autres sont des chrétiens.

3 enfants tibétains sont scolarisés en maternelle.

– La communauté tibétaine continue de diminuer. Beaucoup de tibétains vont à Katmandou et n’interviennent plus  à Dhorpatan ce qui inquiète ceux qui restent.

 

Conclusion :

L’impression laissée lors de la visite de l’école est bonne. Le directeur et l’ensemble des enseignants se sont bien mobilisés pour faire fonctionner cette école le mieux possible avec le peu de moyens dont ils disposent. Les membres du comité d’école sont également beaucoup plus impliqués. Ils apprécient que notre aide s’installe dans la durée.

Toutefois il reste encore beaucoup à faire pour améliorer la qualité de l’enseignement.

Nous avons également senti la naissance d’une relation amicale et de confiance entre les enseignants, les membres du comité d’école et nous.

 

– Le fait que notre aide parvienne par Thupten, représentant la population tibétaine de la vallée, a nettement amélioré les relations entre les communautés tibétaines et népalaises ce qui fait que Thupten, ravi de cette situation, trouve qu’on l’aide ainsi beaucoup à accomplir son travail et ne demande aucune rémunération.

 

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la deuxième partie de cet article  parlera de Kagkot!

Tashi Delek ! Tsering ! Dondup !

 

       Tashi Delek ! Tsering ! Dhondup !

 

Que vos voeux se réalisent !   longue vie !    plein succés !  

                                                  (en Tibetain.)

 

Nous voici au départ d’une nouvelle année et nous sommes ravis de vous adresser nos voeux en vous remerciant de votre soutien à la cause des enfants de l’Himalaya.

 

Et puis , pour vous remercier, nous, les rédacteurs de ce blog,nous vous proposons un petit voyage , une rétrospective, comme cela se dit beaucoup  ces jours ci  dans les médias. Nous  vous invitons à suivre notre parcours,quelques une de  nos pérégrinations, depuis que nous avons commencé d’être parrains.

rassurez vous ,plus d’images  que de bavardage!

 

Tout a commencé il y à un siècle, enfin, disons dans les dernières années de ce cher 20°.

Nous avons alors démarré le parrainage d’un petit garçon à Katmandou (par l’intermédiaire d’une autre association).

Dans les mois qui ont suivi, nous avons reçu sa première lettre avec une photo de lui et des yaks de son village.

Au début de ce siècle, voulant parrainer également  une jeune fille , au hasard de rencontres, nous nous sommes adressé à l’arche de Dolanji; qui nous a tout de suite proposé d’aider une demoiselle scolarisée à Dolanji.

Avec les deux, nous échangions des lettres aussi souvent que possible.

                Enfin ,après deux ou trois ans, nous avons décidé d’aller les rencontrer ; donc départ pour l’inde et le Népal ensuite; Puis les événements et les voyages dans cette direction se multiplièrent et les rencontres aussi , alors  en voici quelques images…. 

( Bien sur l’association  n’intervient plus en Inde, mais nous y avons des souvenirs, les voici donc également)

N.B: les photos ont été prises lors de nombreux voyages à ces différents endroits et en des saisons différentes)

 

 

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Sur la route en arrivant de Solan,nous avons aperçu le monastère du camp de réfugiés Tibétains de Dolanji pour la première fois.

 

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  Depuis la guest house ou nous logions, nous apercevions l’école,  juste  en dessous de nous et sur sa gauche,en contre bas, les bâtiments du BCH .                                                                                


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Le kinder garden de Dolanji ou  Dawa Lhamo était très fière de son travail.

 

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il n’y à pas que l’école dans la vie des enfants.

 

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Il y a aussi les jeux,la toilette, ou les études religieuses pour les petits moines.

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Et comme partout les fillettes sont  coquettes, même sans coiffeur ,… 

 

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il y à les repas et la couture ou le tricot aussi,  en hiver, il fait froid, et il n’y a pas de chauffage, alors on se couvre.

 

 

A Sarnath:

Dans la banlieue de Varanasi, (ex Bénares) nous sommes allés rencontrer des étudiants  au centre des hautes études Tibétaines, certains d’entre eux  venaient de Dolanji.

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Les gâths au bord du Gange peuvent être très calmes,

mais  très fréquentés à d’autres moments, notamment lors de pèlerinages .

 

Sarnath est  à quelques kilomètres de Varanasi, c’est  un lieu de pèlerinage  Bouddhiste, c’est là dans le parc aux biches qu’il aurait tenu son premier prêche à des disciples.

Mais  c’est là aussi que nous allions rencontrer nos jeunes amis étudiants. dans un cadre magnifique et paisible, loin de l’agitation Indienne.

 

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c’est à quelques pas du centre Tibétains, un peu plus haut dans la même  rue, que nous allions faire une rencontre inoubliable, la BSS.   (la Boudha’s Smile School)

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Au Népal:

A Katmandou d’abord ou nous sommes allés rencontrer notre filleul .Sa grand mère à tenu à nous à héberger, elle le fait toujours depuis, quand nous y allons.

 

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Ils habitent dans la banlieue de Katmandou, à Boudha, un endroit de pélerinage Boudhiste et aussi un formidable lieu de rencontre entre ceux qui viennent du Tibet ,du Mustang , du Dolpo ou de Limi et qui croisent là ceux qui viennent de l’occident  de l’inde ou  bien d’ailleurs et tout ce monde tourne autour du grand Stuppa , il y à foule  particulièrement vers 17 heures et à cette heure là vous êtes certain d’y rencontrer une connaissance.

A Boudha également, il y à la »Manarasovar Academy » où sont scolarisées Pema et Palzom, dirigée par nos amies Miss Tsultrim et Miss Bijaya .

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Pendant les vacances d’hiver, l’école organise des picnics.

 

A PoKhara , avec d’autres amis, nous partageons des moments de fêtes et d’autres moments  plus sérieux…..mais toujours  de plaisir.

 

 

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Et puis Nous sommes allés à Dhorpathan avec Thupten, l’officier des camps de Tashiling et Dhorpatan, dont vous avez déja entendu parler.

 

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Enfin, nous  vous avons raconté notre voyage à Dhorpatan dans un précédent article, alors juste , quelques images,quelques souvenirs

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Au Tibet:

Il y à eu d’autres voyages encore…. mais l’ un d’entre eux nous a particulièrement marqués…….. Au Tibet. ou entre autre nous sommes allés  rencontrer la famille de notre amie…. qui vit en Inde  et n’a pas revu ses parents depuis plus de 25 ans, nous leur avons porté les seules photos qu’ils aient  eu d’elle depuis leur séparation.

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Pas de photo de ces rencontres, juste des souvenirs…………………………………….!

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Tashi delek..!.. Tsering..!….Dhondup..!

 

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               le sourire de cette jeune fille qui va à l’école de Dhorpatan est notre récompense à tous !

                                   

Aller à Dhorpatan 2° partie

Des le lendemain, les choses officielles  commencèrent car la journée fut consacrée à une réunion des habitants puis à l’élection de leurs nouveaux représentants. Car Thupten ne vient que deux fois par an à Dhorpatan, comme dans chacun des quatre camps repartis dans les montagnes.
Quand il arrive dans l’un des camps, c’est à la fois le représentant du gouvernement, le juge de paix et l’administrateur qui arrive. C’est dire s’il est attendu . Tout au long de notre séjour, il fut sans cesse interpellé par les uns et les autres pour une requête, pour régler un différent entre deux familles,ou bien pour parler du projet d’organiser une fabrique d’encens ou encore du captage d’eau propre un peu plus haut dans la montagne.
Et toujours, il prenait le temps d’écouter  et de discuter avec chacun.
En discutant avec les uns et les autres , nous apprîmes que le gouvernement Tibétain venait de promulguer un nouveau règlement qui obligeait chaque résident dans les camps à y habiter dix mois par an. Cela soulevait  de grandes discussions, surtout parmi les jeunes , car l’activité principale des Tibétains de cette région est de partir en caravane pour faire du commerce .

Alors être bloqué dix mois par ans à Dhorpatan ne fait pas du tout leur affaire.
Car la majorité des Tibétains, ne sont pas vraiment des paysans. bien sur certains ont quelques animaux et des champs. mais c’est plutôt par nécessité et l’on ressent bien que l’agriculture n’est pas vraiment inscrite dans la traditions des Tibétains qui sont arrivés là après l’exode.
Cela pose par ailleurs un autre problème , c’est que chaque fois que des Tibétains quittent une maison elle et rapidement réinvestie par des Népalais , ce qui progressivement change la population locale;

On constate cette forte prééminence de la population Népalaise quand on visite les écoles :210 enfants inscrits dans l’école Népalaise dont une cinquantaine de  filles , cette école les mène jusqu’en 5° , le nombre des filles à quelque peu augmenté depuis l’an dernier, mais peut- être cela a-t-il à voir avec la fermeture cette année de l’école administrée par des évangélistes?

Du coté Tibétain, il n’y à plus que dix enfants au total dans le jardin d’enfants et la maternelle car les plus grands sont rapidement inscrits  dans des écoles à Pokhara ou à kathmandu .

Thupten mène actuellement  le projet de monter une petite fabrique d’encens pour tirer profit de la forêt environnante qui comprend beaucoup de genévriers.

Ce projet qui est en cours de réalisation devrait commencer après que quatre volontaires soient allés se former à Kathmandu

Le troisième jour, à eu lieu la distribution du  matériel scolaire  et des vêtement apportés. Pour aussi mal à l’aise que nous étions à faire les donateurs
en public,

nous ne pouvions cependant pas ne pas remarquer le plaisir des enfants et la fierté de mamans qui mettaient les uniformes neufs à leurs enfants.

Le plus grand malaise cependant me  venait en  regardant vers l’extérieur de la cour de l’école,là ou attendaient des enfants non scolarisés, qui eux n’avaient pas droit à la distribution.

Vous ne m’en voudrez pas quand je vous avouerais que quelques boites de crayons de couleurs et quelques cahiers de dessin, sont curieusement passés à l’extérieur du mur de la cour de l’école.

Je vous jure que les sourires que j’y ai vu à ce moment furent et restent pour moi  parmi les plus beaux de ce voyage.

Et puis au cours de ce séjour nous somme allés visiter l’école de médecine, le monastère,et d’autres endroits,  Nous fumes aussi invités dans de nombreuses maisons pour boire le thé .

Bien sur tout au long de notre séjour à Dhorpatan, Michel J et Carole ont pu rencontrer Palzom et ses parents à de nombreuses reprises.

Et puis, au moment de partir nous étions presque aussi chargés de Katas que nous l’étions de pulls à l’aller.
Mais elles furent utiles car en repartant pour deux jours de marche, nous eûmes à franchir un col,le Jaljala,  sous les nuages et entre quelques congères .

 

A partir de là, à mesure que nous descendions les rhododendrons, se détachant sur un fond de hauts sommets enneigés  ,se montraient de plus en plus fleuris, épanouis comme  peuvent l’être des plantes dans leur pays d’origine.

Le soir, nous somme arrivés à Lulang lamsung, dans une petite lodge pas terrible, nous en sommes repartis sans regret le lendemain matin pour notre dernier jour de marche avant d’arriver le soir à Beni d’où nous primes le bus pour Pokhara.

Là nous passames trois jours à faire un peu de tourisme; entre autre visiter Tashi Palkiel , le camp Tibetain qui est une véritable petite ville et à l’école,de ce camps, cette école  qui est équipée d’un internat, qui à un niveau qui permet à ses éléves d’accéder à toute hight school, voir au CIHTS de Sarnath, nous avons eu la surprise d’apprendre qu’aucun enfant de Dhorpatan n’y est scolarisé ?

Et puis nous visitâmes la maison de retraite du camp, c’est vraiment quelque chose d’exeptionnel une maison de retraite dans ces contrées ou la famille est sensée prendre soin des personnes agées.
Mais il y en à que la vie n’a pas épargnés, qui se  retrouvent isolées. Alors, à Tashi Palkiel, on les prend collectivement en charge.

Nous sommes ensuite repartis pour Kathmandu ou nous avons pu rencontrer Takla qui nous a conduit dans son école, là le staff nous a dit que Takla est un étudiant sérieux, travailleur, et que seul son anglais est une peu faible qui mériterait d’être renforcé par des cours particuliers.Takla qui étudie dans une école de tourisme; la Kathmadu Academy of Tourism and Hospitality, affiliée à la Purbanchal university , Takla donc à le projet de devenir guide pour des trecks en montagne. par ailleurs il a des stages a réaliser dans différents secteurs du tourime, ça peut être en agence, comme accompagnateur de rafting (il l’à dejà fait) ou d’autres….

Nous n’avons pas pu rencontrer Tenguye qui était à ce moment en Inde pour le recensement qui avait lieu dans les camps de réfugiés Tibetains à ce moment là.mais nous avons pu rencontrer son prof de Tanka, qui nous en à parlé .

Et puis en dehors de l’assos arche de Dolanji, nous avons inscrit le jeune Tsewang à l’école . C’est le petit frère de Ugyen Buthi ( qui est étudiante à Sarnath) et à qui nous avions donné notre accord de parrainer son petit frère.
 

Le choc à été rude pour lui, arrivant de ses montagnes du Dolpo , Tsewang arrive du village ou à été tourné le film himalaya.
Difficile de se retrouver interne dans une grande et moderne école de Kathmandu, mais au moins pourra-t-il revoir sa famille lors des grandes vacances .
Mais dur quand même et nous avions le coeur serré de le laisser là, tout seul dans son uniforme tout neuf.

Edith H , Carole J, Michel H et Michel J

Dhorpatan avril 2009 (1° partie de Katmandou à Dhorpatan.)


        

 

Aller à  DHORPATAN

Généreusement nantis par des dames d’Alençon d’une vingtaine de kilos de pulls pour les enfants, ce n’est pas bien lourd des pulls, mais vingt kilos de pulls ça en prend de la place dans des bagages!

Et nous étions en outre chargés de quarante kilos de livres par l’association Solhimal qui les destinait à une école au Népal. Par bonheur, il nous restait la possibilité d’embarquer chacun quelques menus bagages personnels dans le vol qui nous mena tous les quatre sans histoire à Barhein puis à Katmandou.

A l’arrivée nous étions attendus Par Pemba et son jeune cousin Tenzin, et aussi fort heureusement par un correspondant de Solhimal qui nous débarrassa des livres avant que nous essayions de les caser dans notre tout petit taxi.Une fois installés dedans avec des bagages dessous, dessus, derrière, devant et entre nous, nous constatâmes avec effroi qu’il restait un sac à dos sur le trottoir. pas un très gros, mais quand même, un des nôtres, un de nos modestes bagages personnels. Qu’en faire? Malgré les tentatives du taxi , il s’avéra impossible de le caser, ni sur le toit, ni entre nous pas plus que dans le coffre.

Ce fut Tenzin qui trouva la solution en l’endossant avant de monter à l’arrière de la moto de Pemba . Ils partirent alors fièrement nous les suivîmes ainsi jusqu’à Phulbari dans Bouddha où habite la famille qui nous reçoit habituellement .

 

C’est un quartier Tibétain en banlieue de Katmandou .Là nous retrouvâmes la grand mère et la tante ,Sonam ainsi que toute une joyeuse petite bande de cousins et cousines.Après avoir partagé la tukpa du soir (soupe tibétaine à base de nouilles), ils nous informèrent des dernières nouvelles de la famille: l’oncle qui est à Lhassa pour son commerce, la tante qui y va pour en ramener des produits Tibétains qu’elle vendra à Kathmandou, puis nous eûmes des nouvelles de Kenzom , de Yangchen Buthi, de Dolma qui vient de partir aux états unis pour ses études . Ils nous présentèrent aussi la jeune cousine qui arrive tout juste du Tibet et qui parle chinois. bref ce fut une chaleureuse soirée .

Dès le lendemain midi, nous reprîmes l’avion pour Pokhara grâce à notre amie Tsultrim, la directrice d’école qui nous avait réservé les billets, nous y arrivâmes après un court trajet sur la Boudha airline , c’est dire si nous nous sentions parfaitement sereins durant ce vol!

Là, à la sortie du petit aéroport, notre Tsering nous attendait avec son ami Karma. Après la remise des katas traditionnelles, Heureusement cette fois ci , ils nous trouvèrent un taxi plus grand, un peu ! Ce qui fait que c’est sans trop de difficulté que nous pûmes nous en extraire en arrivant chez Tsering où nous attendaient Lakpa ,sa femme ; et Kunga leur petite fille.

Le lendemain, nous téléphonions à Thupten, l’officier de Dhorpatan, de Tashiling et de trois autres camps de réfugiés Tibétains; il fut convenu que nous nous retrouverions le lendemain matin pour visiter Tashiling et qu’ensuite, en début d’après midi, il viendrait nous chercher chez Tsering pour le départ vers Dhorpatan.

 

L’arrière du pickup du camp plein jusqu’au dessus du toit de tout le matériel scolaire que Thupten avait acheté à la demande de l’association en vue de le donner aux écoles de Dhorpatan, nous nous entassâmes à l’intérieur tandis que faute de place, Tsering et Norbu prenaient un bus pour nous rejoindre le soir à Baglung.

 

Sur la route, Michel J montra la photo de sa filleule à Thupten en lui disant qu’il espérait la voir à Dhorpatan. Thupten pris la photo et la regarda, mais il ne reconnu pas la fillette.; Mais précisa-t-il, l’homme qui est sur la photo avec elle, son père, vous le verrez ce soir, il vient nous chercher à Baglung.

 

C’est ainsi qu’en y arrivant,dés le premier soir, Michel et Carole eurent le plaisir de rencontrer Yundrung le père de Palzom qu’ils parrainent et surent qu’ils allaient la rencontrer.

Le lendemain, vers l’aube , car si nous devions partir à l’aube et que nous y étions prêt, ce n’était pas le cas de tout le monde et encore moins du matériel qu’il fallait charger dans des jeeps avant de prendre la piste, mais …dans la matinée, nous partîmes nous faire secouer gaillardement pendant toute une journée sur la piste qui nous mena à Butiban ou nous arrivâmes à la nuit tombante .

Nous y avons diné d’un dal bhaat tout à fait correct dans la petite lodge agréable où nous sommes restés pour la nuit.

Le lendemain, les choses commencèrent à l’aube , ou presque, il fallut charger les colis et les bagages apportés en jeep sur les chevaux, puis nous primes le chemin pour Dhorpatan.

 à pied et à cheval

A certain moment nous avons eu l’impression de faire de la varappe à cheval,mais à l’expérience on constate que ces animaux sont tout à fait compétents en matière d’escalade.

et puis quoi d’autre à faire que de fermer les yeux et de leur faire confiance à ces braves bêtes, quand elle longent un petit sentier à peine plus large qu’elles tandis qu’à quelques dizaines de mètres sous votre pied un torrent s’ enfourne joyeusement entre des roches que vous préféreriez continuer à admirer de très haut !

c’est donc finalement assez heureux qu’enfin nous aperçûmes le plateau de Dhorpatan depuis le col où nous arrivâmes en toute fin d’après midi. Après une descente paisible suivie d’une petite cavalcade sur le plateau, nous arrivâmes au camp!

 

                    Et voici nos caravaniers avec quelques uns des chevaux

                                     

voyage à Dhorpatan en 2008

Nepal

VOYAGE au NEPAL

Monique Chantrel et Annie Mouchet

16 avril – 8 Mai 2008

                                                                              DHORPATAN

Situation géopolitique

Dhorpatan est une large vallée située à 100 Km à vol d’oiseau à l’ouest de Pokhara, à 2900m d’altitude, au sud de la chaîne du Dhaulagiri. C’est une magnifique région, boisée jusqu’à 3500m, bordée par des sommets de plus de 4000m d’où l’on a une vue magnifique sur les 7-8000m himalayens. C’est une réserve de chasse pour les animaux sauvages. La meilleure période pour y aller est en avril-début mai ou en septembre-octobre. En juin et juillet, c’est la mousson, qui peut se prolonger en août. Il y a deux voies d’accès à partir de Baglung, que l’on atteint facilement en voiture depuis Pokhara : par le sud, en jeep 4×4 pendant 8 heures jusqu’à Burtibang, puis à pied pendant 10 heures encore, éventuellement avec des mules. Selon l’organisation, on peut faire ce voyage en 2 ou 3 jours. Par le nord, c’est la voie que nous avons suivie au retour : depuis Dhorpatan, on franchit le col du Jalja La à 3400m et on redescend à pied sur Darbang (2 jours de marche) et de là on rejoint Beni en 3h de bus puis Baglung en 2h de car.

Il n’y a pas d’électricité à Dhorpatan (pas encore), pas d’eau courante dans les maisons mais des fontaines communes à un groupe de maisons. Ici vivent des Népalais appartenant à 7 ethnies différentes. Lorsqu’ils sont tous présents en été, il y a approximativement 1500 à 2000 habitants. Ils cultivent leurs champs (orge et pommes de terre) ainsi que quelques potagers (oignons etc) et vergers (pommiers) et élèvent buffles, vaches et moutons. La plupart sont dans un extrême dénuement, mais certains ont de belles maisons.

En 1959 sont arrivés des réfugiés tibétains : ils ont pu s’installer dans cette grande vallée où ils sont devenus propriétaires de leurs maisons et de leurs champs et, avec l’aide de la Croix Rouge suisse, construire une école, un temple Bön, et une école de médecine traditionnelle. Il y a 5 « camps » (settlement) tibétains, désignés par leur situation dans la vallée ou le nombre de maisons qu’ils comportent et il faut près d’une heure et demie de marche pour aller d’un bout à l’autre de ces « camps ». Peu à peu, des Tibétains s’en  sont allés, et il n’en reste aujourd’hui qu’environ 200. L’école a accueilli de plus en plus d’enfants népalais, et aujourd’hui il ne reste plus qu’un seul enfant tibétain en classe maternelle, car l’enseignement du tibétain n’étant plus autorisé dans les écoles gouvernementales, les Tibétains envoient leurs enfants à Pokhara, Katmandou, Dolanji…

Par ailleurs, depuis 1996-97 les Maoistes ont utilisé la vallée comme camp de base, sans s’en prendre à ses habitants mais en puisant dans leurs maigres réserves de nourriture sans dédommagement. Des combats ont eut lieu avec les troupes gouvernementales, provoquant la destruction de quelques maisons et clôtures de champs en pierres dans la zone de l’ancien terrain d’aviation (qui ne fonctionne plus depuis plusieurs années).

 

Quand nous arrivons, en avril 2008, deux faits importants marquent tous les esprits : d’abord la victoire des maoïstes aux dernières élections et leur entrée au gouvernement (le roi étant suspendu). Les Népalais attendent de voir ce que ça va donner, les Tibétains ont peur d’un rapprochement avec la Chine.

Le deuxième événement est en rapport avec les émeutes du Tibet en mars 2008 et leur féroce répression par les Chinois, ce qui vaut à toute la communauté tibétaine de se solidariser et de renforcer leur sentiment de victimisation. Au Népal, les manifestations ont été largement réprimées aussi et des manifestants emprisonnés à Katmandou. Les Tibétains n’ont plus le droit de hisser leur drapeau national, ils portent des marques discrètes de deuil (brassard noir) et passent de longues heures à prier.


l’école de Dhorpatan

« Shree Joyti Vikas Primary School » (Ecole primaire : Respect, Rayonnement, Développement) a été fondée en 1960 par la Croix Rouge Suisse pour les Tibétains. Elle est dirigée par un Népalais, Chek Bahadur Adai, qui prendra sa retraite dans 3 ans, après 15 années de service. En dehors de lui, il y a 2 autres enseignants : un Tibétain (qui enseigne le népalais et l’anglais mais n‘est pas titulaire) Sonam Topgyal Gurung, et un autre Népalais Kul Bahadur Adai (même ethnie mais pas même famille que Chek Bahadur), qui était en train de suivre un recyclage pédagogique à Baglung pour une durée d’un mois et demi. L‘école tournait donc avec 2 professeurs seulement pour 156 enfants inscrits dans 6 niveaux, de la maternelle à la classe 5. Et ce qui paraît le plus incroyable, c’est que ça tournait quand même, les classes sans professeur étudiant leurs leçons sans surveillance adulte, mais avec un élève responsable, qui gourdin à la main, faisait respecter la discipline !

Les enfants sont assez sales et vêtus pauvrement, les uniformes de l’an passé avaient bien besoin d’être remplacés ! La distribution des uniformes, des chaussures et chaussettes que nous avons fait acheter à Pokhara revêt ici beaucoup d’importance pour la population, de même que les cahiers et les crayons. Les salles de classe sont équipées de bancs et tables en bois et d’un tableau noir. Les fenêtres et les portes ne ferment pas, mais la plupart des écoles sont comme cela au Népal, dans les villages que nous avons vus. Le sol est en terre battue mais propre.

Dans un local remis en état par notre association et fermé à clé sont conservés les documents, les cahiers, les planches pédagogiques, le matériel (ballons etc). L’école fonctionne de 10h à 16h, avec une pause d’une heure à midi: les enfants rentrent chez eux ou grignotent quelque chose sur place. Il ne paraît pas nécessaire d’organiser un repas sur place, les enfants sont censés arriver de chez eux après avoir pris un lunch et rentrent pour en prendre un autre dans l’après-midi. Les toilettes, au fond de la grande cour, sont fonctionnelles et propres.

Nous avons eu un meeting avec l’ensemble des parents d’élèves et un autre avec le « comité » qui a bien surveillé la répartition égalitaire des uniformes et fournitures. Nous avons fait part de notre souhait de voir plus d’enfants scolarisés dans les classes 4 et 5 et en particulier plus de filles .

Les besoins

Après avoir discuté avec tous, nous retenons les propositions suivantes :

Pour l’école gouvernementale, pas d’organisation de repas à midi.

a) Un complément de fournitures sera apporté en septembre : environ une 50ne d’uniformes pour les plus jeunes, des pulls (noirs) pour l’hiver pour tous et des jupes pour les filles, des jeux (badmington…) et des instruments de musique.

b) Le plus important est le manque d’enseignant: le comité souhaiterait que nous financions un autre enseignant (salaire mensuel : 6000 Rp soit 60€). Le CA a donné son accord.

Pour les Tibétains, nécessité d’organiser la scolarisation de leurs enfants sur place, avec un enseignement de leur langue à laquelle ils tiennent, pour les empêcher de partir loin, parfois avec leurs parents pour veiller sur eux, laissant à l’abandon leurs terrains et leurs maisons, et parfois leurs vieux parents.



Ils ont les locaux,
et peuvent fournir les meubles et les fournitures scolaires mais ils demandent une aide pour payer le salaire de 2 professeurs. En effet, en raison de la distance entre les campements et le jeune âge des enfants qui pourraient être scolarisés, il paraît nécessaire de prévoir deux lieux différents de scolarisation. Le salaire demandé pour les professeurs est de 3000 Rp par mois (chacun). Thupten pense que cela offrirait du travail à des jeunes filles qui en cherchent. Le CA a donné aussi son accord.

Les ETUDIANTS

Etudiants aidés par l’Arche de Dolanji : 

Y..G.. : elle a passé l’examen de la classe 12 (Bac) et attend avec confiance ses résultats. Elle pense ensuite poursuivre ses études en Inde. Nous lui donnons  le nécessaire  dans ce but (frais d’inscription + « donation » due par les étudiants étrangers à l’Inde + frais de logement, nourriture, transports)

T…..est dans une mauvaise passe : il doit, en tant qu’aîné, s’occuper de son père mourant et il a beaucoup de mal dans ses études, l’enseignement étant en népalais, langue qu’il n’a pas étudiée à Dolanji. Il est scolarisé à Népalgonj en classe 13 (première année universitaire) mais a peu de chance de réussir son examen de passage, d’où une réorientation nécessaire.

Y….. T…. :
c’est aussi un ancien de Dolanji (BCH) originaire de Dhorpatan où nous l’avons rencontré, qui après avoir raté l’examen de la classe 12 a souhaité devenir artiste peintre de tankas (peintures religieuses traditionnelles). Nyima Dakpa (directeur du BCH) l’a alors amené à Katmandou dans une école de peinture où son inscription a été payée pour l’année. Cependant, après les vacances d’hiver chez son frère à Dhorpatan, Y…T… n’est pas retourné à Katmandou, où son logement chez des parents éloignés était trop problématique (surpopulation). Nous avons discuté avec lui et décidé de l’aider s’il retournait étudier et se trouvait un logement pas trop cher. Il est reparti aussitôt à Katmandou où nous l’avons revu à notre retour. Il nous a fait visiter son école. L’apprentissage de peintre dure 5 ans.

CONCLUSIONS

Il y a beaucoup de choses à faire pour aider Dhorpatan. Notre aide à l’école gouvernementale est essentielle pour favoriser la scolarisation d’une population extrêmement pauvre. Les Tibétains ont besoin d’un « coup de pouce » pour démarrer une école privée où l’enseignement du tibétain sera assuré, ce qui est pour eux essentiel pour sauvegarder leur cultures. L’isolement va être moins pesant avec l’arrivée du téléphone puis de l’électricité et l’amélioration des pistes . Une fabrique d’encens est en projet car la forêt est pleine de génévriers. L’école de médecine doit redémarrer, les étudiants de l’école de médecine de Katmandou viendront sur place ramasser les nombreuses plantes médicinales que l’ont peut y trouver.

Les parents tibétains sont tous convaincus de l’importance de scolariser leurs enfants et sont prêts à fournir des efforts importants pour cela. Ils ont montré aussi qu’ils souffraient quand l’éloignement trop grand entraînait une longue séparation et les jeunes tibétains investissent beaucoup dans les études.

Notre action ici est donc, comme à Sarnath, comme pour les étudiants et comme elle l’a été à Dolanji…


   un pari pour l’avenir  
!

Monique et Annie

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